Retour sur… la rencontre avec Wayne Byars

Un salon confortable et chaleureux au centre de Paris, quelques balletomanes et Wayne Byars. Voici le décor et le casting de cette première édition des Salons d’Honoré, ces rencontres que l’association des BA compte vous proposer régulièrement avec des personnalités en lien avec le monde de la danse !

C’est donc le professeur de danse classique, auteur du livre Leçons de danse, leçons de vie, que nous recevions ce vendredi soir. Pendant une bonne heure, Wayne Byars s’est prêté au jeu de l’interview, puis des questions-réponses avec le public, avec l’honnêteté, l’humour, et le regard aiguisé sur le monde de la danse qui le caractérise.

Evoquant tour à tour les cours de danse parisiens des années 80, les grands noms qui s’y croisaient, sa rencontre avec la technique Alexander ou la « tête spéciale danse classique » trop souvent vue dans le studio, Wayne Byars a parsemé ses réponses d’anecdotes personnelles et d’images, voire de démonstrations concrètes sur la personne de notre vice- président !

Vent debout contre une vision passéiste et infantilisante de la danse, il combat les clichés sur cet Art tout en admettant la réalité de certains d’entre eux : pour lui, ces clichés sur la danse classique viennent de ce qu’on en a fait, et non pas de ce qu’elle est réellement.
En 30 ans d’enseignement à des professionnels comme à des amateurs (envers lesquels il a un petit faible du fait de leur soif d’apprendre), Wayne Byars s’est forgé un regard unique. Il explique ainsi voir dans ses élèves à la fois le corps du danseur, mais aussi la personnalité qui se cache derrière. Aidé de cette vision, il nous parle ainsi de la peur des danseurs, du jugement permanent qui règne et les handicape, ou encore des douleurs dues à des erreurs techniques.

La discussion dérive aussi sur les auditions en danse classique, la course à la technique qui se fait parfois au détriment de l’artistique, l’idée de « sacrifice » chez les danseurs professionnels, ou encore la préparation d’un cours de danse !

Au-delà de cette plongée passionnante dans le monde de la danse professionnelle à travers les yeux d’un professeur, Wayne Byars en a profité pour donner quelques trucs et astuces pour la vie de tous les jours (comme pour préparer un entretien d’embauche) inspirées du studio ou des techniques d’auto-hypnoses, et donner des conseils pour commencer la danse.

À ceux qui ont peur de débuter du fait du jugement des autres, il répond : « Vos peurs sont les mêmes que celles des gens qui dansent ! c’est exactement pareil ! Moi je conseille, une fois seul, de mettre une musique qui vous plaît, vous fermez les rideaux et vous dansez. Personne ne vous regarde. Essayez de faire 3 minutes, sans s’arrêter. Au début on se sent bête, puis on s’oublie. Ensuite asseyez-vous et vous ressentirez quelque chose d’extraordinaire, de la griserie. C’est ça, danser ! ».

Après quelques dédicaces du livre et un moment chaleureux autour d’un verre, la soirée s’est achevée, chacun ravi de cette première édition. On espère vous voir à la prochaine !

Le Podcast des Balletomanes Anonymes #1

Le bureau des Balletomanes Anonymes vous a promis qu’avec lui,  vous ne vous ennuierez jamais !

Pour vous faire vivre la danse au plus près de ceux qui la font chaque jour, nous vous présentons notre podcast « Variations sur… ». Ce mois-ci, trois danseurs nous racontent Le Sacre du Printemps de Pina Bausch : comment ils s’y préparent , comment ils le dansent, ce qu’ils ressentent, leur Sacre.

Une autre manière de découvrir le spectacle, avec les mots de ceux qui le vivent sur la scène.

Le Sacre du Printemps de Pina Bausch est à voir (et à revoir) du 24 octobre au 16 novembre au Palais Garnier, avec Agon de George Balanchine et Grand miroir de Saburo Teshigarawa.

Un grand merci à Ambre Chiarcosso, Awa Joannais et Alexis Renaud pour avoir répondu à toutes nos questions !

 

La Balletomane Anonyme d’octobre 2017

Présente-toi, dis nous quand a commencé ton addiction ?

Paola, 25 ans, journaliste culture après un master de Cinéma. C’est d’ailleurs en regardant des comédies musicales américaines des années 50 que je suis devenue fan de danse (quand même Cyd Charisse et Fred Astaire dans Tous en Scène, ça en jette). Mais si j’adorais la danse moderne, je n’aimais pas du tout le classique, genre ennui mortel (rien que d’y penser, j’ai envie de me flageller.) J’ai arrêté d’en faire à 8 ans, et dix ans plus tard, ça m’est revenu comme un boomerang, grâce à Agnès Letestu. Elle mélangeait à la fois une expressivité cinématographique qui m’a bouleversée, et une technique irréprochable. Depuis, j’ai rattrapé le temps perdu, et j’écris même des articles sur des ballets. De quoi joindre l’utile à l’agréable !

Ta famille l’a acceptée ? Raconte-nous.

Evidemment ! Ma mère était la première heureuse, elle, qui a fait 30 ans de danse (oui, oui !). Elle désespérait de ne pas aller à l’Opéra avec moi. Alors quand enfin je suis tombée sous le charme de cet art, elle m’a dit «  c’est pas trop tôt ! ». Depuis, on a l’habitude d’aller voir des ballets ensemble, et je suis en train de convertir mon copain !

Ici, on sait qu’on soigne le mal par le mal. Que fais-tu quand tu es en manque de danse ?

Si je suis dans un monde civilisé (type accès à internet, télé), je me plonge dans mes DVD de La Dame aux Camélias ou du Lac des Cygnes (classiques, mais efficaces). Sinon, je joue au piano le thème de l’Histoire de Manon, ça me rappelle les adieux d’Aurélie Dupont, un grand souvenir ! Si je suis carrément dans un no man’s land, on est jamais mieux servi que par soi-même : je danse !

À quel ballet es-tu accroc ?

Les Enfants du Paradis de José Martinez, et encore plus quand il est dansé par Eve Grinsztajn ! Déjà, je suis fan du film, et je trouve le ballet d’une inventivité rare, même s’il ne fait pas l’unanimité. Autrement, L’Histoire de Manon, la Dame aux Camélias, Le Jeune Homme et la Mort, j’ai une petite préférence pour les ballets bien tragiques !

À quel danseur voues-tu un culte ?

Si l’on parle technique, je dirai Sylvie Guillem et Marie-Agnès Gillot. Maintenant, Agnès Letestu et Eve Grinsztajn ont quelque chose de l’ordre du jeu d’actrices et c’est rare. Elles me bouleversent, me transportent, me touchent. En hommes : Nicolas Le Riche et MATHIEU GANIO !!!! Si touchant lui aussi.

As-tu des vices dansants cachés ? 

Il m’arrive de tenter des grands jetés dans les couloirs du magazine où je travaille, pendant la pause dej, où il n’y a personne !

As-tu l’intention de te soigner ?

Tant que la rédactrice en chef ne me surprend pas, non !

Tu as besoin de parler de ton addiction ? Tu veux être le prochain Balletomane du mois ? Contacte-nous !

À la rencontre de Wayne Byars

Chers Balletomanes Anonymes, connaissez-vous Wayne Byars ?

Si son nom est connu de beaucoup de danseurs, amateurs comme professionnels, et particulièrement à Paris, ce n’est pas le cas de tous, à part peut-être quelques curieux qui auraient découvert ses conseils techniques sur YouTube.

Wayne Byars enseigne la danse classique depuis plus de 30 ans. Danseur classique  venu des États – Unis, il découvre vite sa vocation pour le professorat. Depuis lors, chaque jour de la semaine, il accueille dans son cours des danseurs venus chercher le sens pédagogique très particulier, qui envisage l’enseignement de la danse d’une manière tout à fait unique.
Ses conseils, il les a donnés à des danseurs classiques des plus grandes compagnies ; solistes de l’Opéra de Paris, principals du New York City Ballet, ou danseurs primés à Varna ou à Lausanne : de passage à Paris, le cours de Wayne est un incontournable. Il enseigne aussi à des jeunes en formation, futurs danseurs ou professeurs, à des danseurs contemporains, jazz, hip-hop, venus se nourrir de la technique classique, ou encore à des artistes du Lido ou du Moulin Rouge.

C’est dire que le monde de la danse, et la vie des danseurs, Wayne Byars en connaît un rayon ! Ses méthodes pédagogiques, particulièrement inspirées par la technique Alexander, tendent à une nouvelle approche de la transmission et à replacer le danseur dans la position juste, tant physiquement que mentalement. Une partie de ce savoir, ou cette expérience, Wayne l’a récemment mise à l’écrit dans un livre, Leçons de danse, leçons de vie.

À l’occasion de la sortie de son livre, nous vous proposons de dialoguer avec Wayne Byars en dehors d’un studio de danse. Son regard singulier sur l’enseignement de la danse, sur la construction et la vie d’un danseur et sur la danse classique mérite réellement d’être découvert, que l’on soit spectateur ou danseur amateur. Une rencontre passionnante en perspective, à ne louper sous aucun prétexte, le 20 octobre prochain !

 

Pour s’inscrire, cliquez ici !

Vous n’êtes pas encore membre des BA ? Pas de panique : vous pouvez toujours adhérer à l’association et bénéficier du prix réduit pour la rencontre avec Wayne Byars !

Le danseur du mois : François Alu

Entre deux averses, nous retrouvons François Alu qui sort de l’Opéra à vélo. L’hôtel Brittany est l’endroit parfait pour une conversation détendue, et découvrir qui est François Alu à la ville. Avec beaucoup d’espièglerie, il s’est prêté au jeu du portrait chinois. Découvrez d’une autre manière ce danseur fou !

Si tu étais un pas de danse ?  Un double saut de basque !

Si tu étais un chorégraphe ? Je serai un chorégraphe qui sait développer l’individualité. Un chorégraphe qui invente des personnages, qui montre des exploits, de la virtuosité mais qui laisse transparaître les faiblesses. Je voudrais que dans mes spectacles, il y ait tous les gestes possibles.

Si tu étais une blessure ? L’entorse, je suis souple mais je n’ai pas de cou-de -pied .

Si tu étais un costume ? Le costume que j’avais pour mon premier et dernier Siegfried. On me l’a fait sur-mesure, un peu plus foncé que le costume traditionnel. Je suis fan de ce costume.

Si tu étais un rituel ? (rires). Je me tape la poitrine comme ça (il frappe son buste) avant d’entrer en scène en disant « pour la famille ! ».

Si tu étais un spectacle ? Désordres de Samuel Murez. Je l’ai dansé 80 fois.

Si tu étais une folie ? Moi ! Je suis assez fou, on devrait me mettre dans un asile.

Si tu étais une qualité artistique ? La puissance.

Si tu étais une musique de ballet ? La musique de Stravinsky, c’est juste de la bombe. Mais comme je répète Joyaux en ce moment, j’aime aussi beaucoup la musique de Fauré, avec ces variations pour les femmes, magnifiques.

Si tu étais une odeur ? J’adore mon parfum, Abercrombie & Fitch.

Si tu étais un danseur du sexe opposé ? Je voudrais être Alina Cojocaru ou Laetitia Pujol.

Si tu étais un théâtre ? Le palais d’Auron, où je me suis produit pour la première fois, chez ma mère. C’est là où j’ai fait mes premiers pas quand j’avais 3 ans… Madeleine de Proust.

Si tu étais une superstition ? J’aime pas l’idée que les superstitions existent.  Ça peut potentiellement te contaminer. C’est une superstition ça, non ?

Si tu étais une procrastination ? Les trucs administratifs.

Si tu étais un bijou de scène ? Le collier de la Dame aux Camélias.

Si tu étais une correction ? Tends tes pieds !

Si tu étais un prix ? Je suis contre les prix.

Si tu étais une marque de danse ? Cas-Danse ! J’adore Stéphanie et sa boutique.

Si tu étais une drogue ? L’adrénaline.

 

L’actualité de François : retrouvez-le dans son spectacle Hors Cadre les 8 et 14 octobre au Théâtre Antoine. Réservez vite votre place !

Où trouver les Balletomanes Anonymes en octobre ?

Qu’on se le dise, septembre, ce n’était que l’apéritif. En octobre, le Balletomane Anonyme aura toute les chances d’avoir le tournis. Essayons d’être méthodique.

A Paris, il sera toujours temps de désigner sa pierre précieuse préférée, puisque Joyaux continue jusqu’au 12 octobre à Garnier, juste avant de laisser la place au combo Agon (Balanchine), Grand miroir (Teshigawara) et LE SACRE (Bausch) à partir du 24.

Le Festival d’Automne, paradis du contemporain (et rebaptisé Festival Jérôme Bel pour le mois d’octobre) battra son plein, et permettra au Balletomane Anonyme d’user son Pass Navigo en allant :
Au Théâtre du Rond-Point pour Gala de Jérôme Bel (à partir du 4 octobre)
Au Centre Pompidou pour To come de Mette Ingvartsen (à partir du 5 octobre)
À Aubervilliers pour Disabled Theater de Jérôme Bel (à partir du 6 octobre)
À Saint Quentin en Yvelines ou au Théâtre de la Ville pour Cédric Andrieux de Jérôme Bel (à partir du 17 octobre)
Au Monfort pour Unwanted de Dorothée Munyaneza (à partir du 18 octobre)
À Chaillot pour 1000 gestes de Boris Charmatz
À Gennevilliers pour Dança Doente de Marcelo Evelin (à partir du 19 octobre)

 

L’automne vous déprime ? Envie de voyager un peu plus à l’ouest ? Le TCE et le Ballet national du Canada donneront tout autour de Nijinsky (John Neumeier) du 3 au 7 octobre.

Une préférence pour l’Italie ? Les Italiens de l’Opéra de Paris investissent le Théâtre Jean Villar de Suresnes pour Mad Rush, la nouvelle création de Simon Valastro le 14 octobre.

 

Encore faim ? Envie de voir des danseurs inventifs qui sautent haut ? Nous avons la solution : François Alu (<3 <3  & <3) présentera son spectacle Hors Cadre, avec le groupe 3e étage, les 8 et 14 octobre au Théâtre Antoine.

Cela dit, le Balletomane Anonyme non-parisien ou disposant d’une carte SNCF aura de quoi se réjouir. Il pourra notamment voir Giselle de Kader Belarbi à Toulouse du 19 au 24 octobre, ou filer à Mulhouse pour voir le Ballet du Rhin dans une soirée mixte à base de Forsythe (Quintett), Kylian (27’52’’) et Sholz (Jeune homme) à partir du 19 octobre.

Frustré de ne pas avoir pu assister à l’unique représentation parisienne du Faun de Sidi Larbi Cherkaoui ? Le ballet de Bordeaux le propose à partir du 18 octobre, avec en prime If to leave is to remember de Caroline Carlson et Suite en blanc de Lifar. Pendant ce temps, l’Opéra Nice Côté d’Azur emmènera le Balletomane Anonyme dans un programme archi dense mêlant Cantate 51 (Béjart), Belong pas de deux (Vesak), Allegro Brillante (Balanchine) et Viva Verdi (Cannito) à partir du 13 octobre.

En traversant la Manche, difficile d’échapper à la MacMillan fever, histoire de célébrer les 25 ans de la mort du chorégraphe. Le Balletomane Anonyme pourra réviser son répertoire, avec au choix Concerto, Le baiser de la fée, Elite Syncopations, The Judas Tree, Song of the Earth, Sea of troubles, Gloria… Allons-y joyeusement !

Et si le Balletomane Anonyme est vraiment d’humeur festive, il pourra aussi célébrer le 90e anniversaire de John Cranko en prenant sa dose annuelle d’Onéguine à la Scala ou à Stuttgart. Les amis allemands en rajoutent d’ailleurs une couche avec un programme Pure Cranko (L’estro Armonico, Brouillards, Jeu de Cartes) à partir du 3 octobre. Le répertoire variera à la fin du mois avec un programme Night Pieces : SSSS… (Edward Clug), QI (Louis Stiens) et Falling Angels (Jiri Kylian).

Pas de Balanchine ce mois-ci à Paris ??? Les fans – il doit y en avoir – pourront tout naturellement se raccrocher à la soirée mixte du NYCB, qui proposera Square Dance, La Valse et Cortège hongrois.

« Pffff, c’est vraiment pauvre tout ça, d’autres idées ? » :
Mata Hari de Ted Brandsen à Amsterdam à partir du 14 octobre
Soirée MacMillan (Concerto), Ashton (Marguerite and Armand), McGregor
(Eden/Eden) à Vienne à partir du 31 octobre
Silk and Knife 2 (Kylian) et The Forgotten Children (Gregory Dean) à Copenhague
Songe d’une nuit d’été de Jorma Elo à Helsinki à partir du 6 octobre
Half life de Shanon Eyal et De l’origine d’Olivier Dubois à partir du 12 octobre à Stockholm

Une option spéciale Balletomane Anonyme ET boulimique : déménager en Russie. Le Mariinski s’appliquera devenir le palais des tentations : Paquita, L’oiseau de feu, Le Parc, Yaroslowna. The Eclipse, La Sylphide, Raymonda, The four seasons… Le Bolchoi comblera les rares trous avec Carmen Suite (Alson), Etudes (Lander), La Bayadère (Petitpa/Grigorovitch), Le Corsaire (Petipa/Ratmansky) et The Bright Stream (Ratmansky). Gloups.

 

Une jambe cassée ? Une grosse grippe ? La flemme de quitter le canapé ? Le World Ballet Day sera de retour le 5 octobre. Des coulisses, des cours, des interviews, des répétitions… Le Balletomane Anonyme n’aura plus qu’à sortir sa paire de grosses chaussettes et sa tasse de chocolat, ou bien trouver une astuce pour tout suivre du bureau !

Le Balletomane Anonyme de septembre 2017

Présente-toi, dis nous quand a commencé ton addiction ?

Bonjour, je m’appelle Romain et ça fait plus d’un mois que je n’ai pas vu de ballet ou pris un cours de danse (je hais le mois d’août). Mon addiction a commencé à l’âge de 3 ou 4 ans. Tous les samedis, avec mon papa, on accompagnait ma grande soeur à son cours de danse classique. En observant le début du cours, je me suis dit “je veux faire ça !” (Oui je sais, c’est cliché.)

Ta famille l’a acceptée ? Raconte-nous.

Si ma famille accepte mon addiction, c’est parce qu’elle ne sait pas tout. Par exemple, quand je suis allé voir La Bayadère à Bastille avec mon père (encore lui !), j’ai prévenu tous les balletomanes que j’étais susceptible de croiser ce soir-là, qu’officiellement c’était ma deuxième représentation de la série, pas la quatrième….

Ici, on sait qu’on soigne le mal par le mal. Que fais-tu quand tu es en manque de danse ?

Je me perds dans les méandres de YouTube et je télécharge des captations de ballets en Torrent via un obscur forum russe… (Oui je sais, le téléchargement c’est mal !)

À quel ballet es-tu accroc ?

La Belle au Bois Dormant ! Les tutus roses, les paillettes, les perruques poudrées, les petites fées, les animaux dansants, l’apothéose finale… J’aime la sobriété.

À quel danseur voues-tu un culte ?

Il y en a beaucoup trop ! Globalement ça dépend des jours. Mais puisqu’il faut choisir, je vais dire Queen Marianela Nunez !

As-tu des vices dansants cachés ? 

Il m’arrive souvent, en cours, de marquer des variations avec l’index et le majeur de ma main droite. Et bien sûr, je chante l’intégralité du répertoire sous la douche.

As-tu l’intention de te soigner ?

Pourquoi faire?

Tu as besoin de parler de ton addiction ? Tu veux être le prochain Balletomane du mois ? Contacte-nous !

Soirée des donateurs du fauteuil n°23

Premier projet des Balletomanes Anonymes réussi : c’est officiel, le fauteuil n°23 de l’amphithéâtre de Garnier est le notre grâce aux dons récoltés par l’association. Si ça, c’est pas une bonne occasion de faire une petite fête…

Les généreux donateurs ayant répondu à l’invitation se sont donc retrouvés lundi 11 septembre au bar La P’tite Charonne, privatisé pour la soirée. Sur les tables : charcuteries, fromages, antipastis, et de quoi trinquer à notre magnifique fauteuil !

Ce dernier occupait la digne place qui lui revenait puisque nous en avions amené une reproduction photo afin de permettre à chacun de poser avec lui, accompagné de quelques accessoires de circonstances…

Merci à tous les Balletomanes donateurs présents lors de cette soirée, qui en annonce encore plein d’autres ! On espère vous y voir ?

Pour être tenus au courant de tous nos futurs projets et événements, rejoignez-nous !

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Concours : le premier des Balletomanes à avoir cotisé pour la petite plaque qui s’assoit sur le fameux fauteuil 23 pour un spectacle et qui nous envoie une photo du jour J gagne un petit cadeau !

Un grand merci à La p’tite Charonne pour son accueil chaleureux, ses tapas délicieux et ses vins gracieux !

Où trouver les Balletomanes Anonymes en septembre ?

Les danseurs sont à peine rentrés de vacances pour commencer leurs répétitions que nous sommes déjà en train de faire les cent pas devant Garnier. Pourtant il faudra encore s’armer de patience : la nouvelle saison de l’ONP ne commencera que le 22 septembre avec Joyaux de Balanchine, et ce jusqu’au 12 octobre. Le jeune Balletomane anonyme pourra prendre de l’avance avec l’avant-première du 19 septembre, et le Balletomane anonyme people aura la chance (?) de découvrir un Faun de Sidi Larbi Cherkaoui et Trois Gnossiennes de Hans van Manen lors du gala du 21 septembre. À ce prix-là, il pourra quand même jeter un œil à Diamants.

Gros dilemme en perspective pour le Balletomane, car c’est également à cette date que commenceront les représentations de Solstice de Bianca Li à Chaillot. Mais heureusement, les représentations continueront jusqu’au vendredi 13 octobre, où il sera aussi intéressant de tenter l’Euromillion, histoire de pouvoir assister au gala de l’ONP l’année prochaine !

Le Balletomane anonyme impatient se précipitera peut-être au Théâtre des Abbesses pour voyager avec trois programmes :

  • Danse Élargie suite ! (16 et 17 septembre)
  • Déplacement de Mithkal Alzghair (19 et 20 septembre)
  • Gloria de Lyon Eun Kwan et Puppets de Paula Rosolen (22 et 23 septembre).

Les 29 et 30 septembre seront quant à eux particulièrement chargés au Centre national de la danse de Pantin. Le Balletomane pourra y réfléchir devant Reusable Parts/Endless Love de Gerard&Kelly, y renouer avec le flamenco avec Dialogo et Miscelania onírica d’Olga Penicet, et revoir À bras-le-corps de Boris Chamatz et Dimitri Chamblas, par Stéphane Bullion 💛 et Karl Paquette 💛.

Le Balletomane anonyme voulant profiter encore un peu du soleil trouvera sûrement son bonheur avec l’Opéra Nice Côte d’Azur qui proposera le divertissement de Coppélia (Éric Vu-An), Vespertine (Liam Scarlett) et Gnawa (Nacho Duato) les 15 et 16 septembre.

De son côté, l’Opéra de Lyon commencera très fort avec deux programmes :

  • une soirée Forsythe/Brown/Bel du 14 au 20 septembre
  • Eastwood Shadow de Jiri Kylian du 27 au 29 septembre.

Ce même Kylian sera d’ailleurs responsable d’une installation intitulée Free Fall du 15 au 19 septembre.

Le Balletomane en quête d’iode pourra respirer à plein poumons à Biarritz avec le Festival Le Temps d’Aimer du 8 au 17 septembre, ses deux gigabarres face à l’océan Atlantique, et la projection notamment de Rain avec les danseurs de l’ONP.

Et si le Balletomane anonyme rôde du côté de Strasbourg, pourquoi ne pas en profiter pour assister à la soirée d’ouverture de l’Opéra du Rhin les 27 et 28 septembre !

 

Le Balletomane anonyme en vadrouille aura aussi de quoi se mettre sous la dent :

  • Juliet and Romeo de Mats Ek à Stockholm à partir du 1er septembre
  • Cinderella de Alexei Ratmansky au Mariinsky les 6 et 7 septembre
  • Le Lac des Cygnes de Youri Grigorovich au Bolchoï les 15 et 16 septembre
  • Le Lac de Cygnes de Peter Martins au NYCB dès le 19 septembre
  • Giselle d’Akram Khan à partir du 20 septembre avec l’English National Ballet au Sadler’s Wells et en balade en Angleterre par la suite
  • Une soirée Balanchine/Kylian/Forsythe à Dresde à partir du 21 septembre
  • Giselle, cette fois-ci d’Elena Tschernischiva, à Vienne à partir du 22 septembre
  • Jewels, au Bolchoï, les 22 et 23 septembre
  • Don Quijote Suite de José Martinez, à Madrid le 23 septembre
  • Death in Venice de Benjamin Britten à Stuttgart à partir du 23 septembre
  • Alice’s Adventures in Wonderland de Christopher Wheeldon à partir du 27 au Royal Ballet
  • Un gala en l’honneur du centième anniversaire de naissance de Youri Lyubimov avec Etudes et Carmen Suite au Bolchoï le 30 septembre

 

Belle rentrée les Balletomanes Anonymes !