Retour sur… la rencontre avec Ariane Dollfus

Un salon confortable et chaleureux au centre de Paris, des balletomanes privilégiés et Ariane Dollfus :  un décor parfait pour notre deuxième édition des Salons d’Honoré, ces rencontres que l’association des BA compte vous proposer régulièrement avec des personnalités en lien avec le monde de la danse !

C’est donc la journaliste et autrice Ariane Dollfus qui vient de publier Béjart, le Démiurge chez Arthaud que nous recevions mardi soir dernier. Pendant plus d’une heure, Ariane nous a raconté Béjart, avec beaucoup de passion. De l’humour, des anecdotes, l’histoire du livre et la manière dont il s’est construit, cette rencontre a enthousiasmé les balletomanes présents.

 

A l’instar de son Noureev l’insoumis, sa biographie de Béjart raconte l’histoire de cet homme par thématique. Pour ne pas tout dévoiler aux futurs lecteurs, nous avons fait le choix d’aborder seulement certains thèmes du livre, afin de susciter l’envie de découvrir ce chorégraphe que finalement, nous connaissons mal en France.

Maurice Béjart, c’est plus de 350 ballets et beaucoup d’écrits, d’interviews, de polémiques. C’est un grand militant de la danse, sans la restreindre à ce qu’elle est mais en faisant de ses artistes des touche-à-tout. Pour cela, il monte des écoles, Mudra, Rudra et Mudra-Dakar. On y enseigne la danse, mais aussi la musique, le yoga, le kendo, le théâtre. Béjart est un homme spirituel, qui se nourrit de toutes ses lectures, de ses voyages, de ses rencontres. Ariane Dollfus nous raconte ce chorégraphe humble qui n’hésite pas à dire quand une oeuvre est ratée. Ce qui compte c’est de créer, d’offrir au grand public la danse.

Ariane Dollfus est bien entendu revenue sur le conflit Noureev/Béjart, ce dernier ayant nommé Manuel Legris et Eric Vu-An danseurs étoiles sans l’accord de Noureev. Avec son talent de narratrice, on rit en imaginant Noureev criant depuis les coulisses un « poisson d’avril » et dire « niet niet ». La polémique s’est poursuivie dans la presse (une pleine page dans le Figaro !)  et au JT national.

Maurice Béjart adorait les médias, il était un « bon client ». Ariane Dollfus nous raconte aussi quand elle a eu affaire à lui, toujours adorable, répondant à ses questions avec beaucoup d’humour et de malice. Ariane Dollfus a du aussi revoir toutes ses interviews, les livres qu’il a lui même écrits pour construire son livre.

Nous abordons également l’enfance de Maurice Béjart, né Berger, fasciné par un père brillant, agronome le jour, philosophe la nuit. Très jeune, il crée des petits spectacles. Petit à petit, au fur et à mesure l’amour de la danse grandit en lui et n’aura de cesse de la faire vivre.

 

La soirée s’est poursuivie autour d’un verre et d’un petit buffet. Les balletomanes se sont fait dédicacer leur exemplaire du livre et la conversation dansante a continué dans la bonne humeur. Un petit esprit de Béjart s’y était introduit, « la danse n’a plus rien à raconter mais beaucoup à dire » ! C’est pourquoi on vous conseille vivement de lire le livre !

On espère vous voir nombreux à notre prochaine rencontre !

Merci à Honoré pour son accueil, sa gentillesse et ce lieu magique !