Dialogue… avec Diane Saller

Pour ce podcast, nous explorons les sujets qui rythment le quotidien des danseurs.

Diane Saller a intégré le ballet de l’Opéra de Paris en tant que surnuméraire pour la soirée Balanchine donnée sur la scène de Bastille en mars 2020. Son parcours l’a conduite de cours privés au Prix de Lausanne, de Winnipeg à Bucarest. Nous l’avons rencontrée avant le confinement, et son témoignage nous éclaire sur la réalité des carrières de nombreux danseur.ses.

Crédits photos : IkAubert et Lavinia Hutanu

Trois questions aux danseurs experts d’Instagram

Trois questions à… est notre nouvelle rubrique qui répond à toutes vos interrogations existentielles balletomaniaques !

En raison de questions particulièrement pertinentes et afin de protéger notre invité, nous vous informons que cette interview est totalement anonyme.

Instagram, c’est le Linkedin de la danse ?

Un peu oui ! Mais à prendre avec des pincettes, danseur Instagram et danseur real life ce n’est pas pareil … mais ça permet à certains de se révéler et de mettre en valeur leur travail, plus parlant qu’un CV ! 

Qu’est ce qui peut parfois t’énerver sur Instagram ?

Les comptes de danseurs/danseuses qui véhiculent une image malsaine de la danse, même si c’est inconscient. Ceux qui en plein mois d’août vont se lever a 6h pour faire des abdos et des burpees, puis une barre et des fouettés tous les jours, qui prônent des conseils nutritionnels intenables et mauvais pour la santé (de type manger deux pommes par jour) et qui ont une vibe un peu flippante globalement. Sinon, il y a aussi le fait qu’Instagram est un moyen de se mettre en valeur en montrant des aptitudes hors pairs, donc quand on scrolle et qu’on voit que des physiques surnaturels, cela peut être carrément déprimant et ôter tout espoir de pouvoir danser si l’on a pas ces qualités extraordinaires…

Alors que la danse, c’est pour tout le monde et c’est avant tout de l’Art ! L’artistique est un peu secondaire sur Instagram, le physique est ce qui est le plus mis en avant, c’est dommage car ce qui créé de l’émotion, c’est une personnalité, pas une souplesse ou un cou de pied, même si c’est beau. Et le travail permet aussi de beaucoup développer ses aptitudes physiques, donc pour combattre le coup de blues, on bosse, on relativise et on constate les progrès avec bonheur sans dramatiser ! Le but n’est pas de devenir comme untel ou untel, mais d’être la meilleure version de soi-même. 

Certains comptes Insta sont très drôles : ce sont lesquels, ceux qui te font rire à chaque fois ?

@balletmoods, hilarant avec ces memes si véridiques et sa façon de tourner en dérision les tocs et comportements étranges des danseurs. Drôle de voir que c’est international, en fait, toutes les compagnies ont les mêmes types de situations, à chaque post je me dis « c’est tellement ça ! ». Et quand on parlait de relativiser, ce compte fait un bien fou.

Le nouveau compte @modelsdoingballet, une bonne vielle critique des mannequins qui ont le malheur de devoir incarner des danseurs, et qui doivent être les premiers mal à l’aise. Ce qui fait halluciner, c’est le ou la DA qui choisi consciemment de mettre ces photos criantes de non-professionnalisme. C’est à la fois très drôle et un peu déprimant, se dire que quelqu’un ne fait pas la distinction entre une position faite par quelqu’un qui n’a jamais mis un orteil dans un studio et quelqu’un qui en fait sa vie, on se dit que c’est vain tant de travail pour si peu de reconnaissance … Anyway, de toute façon les salles sont remplies de gens qui apprécient, eux, et on les remercie ! 

Sinon il y a aussi @biscuitballerina, @balleturfu

Bonus : les comptes à suivre absolument ?

@tilerpeck, particulièrement en ce moment pour ses cours en live tops, hyper adaptés au contexte et avec deux niveaux de difficulté pour qu’un max de personnes puisse en profiter.

@balletmoods parce que c’est juste hyper drôle.

@ikaubert pour ses sublimes photos de spectacles.

À la rencontre du Royal New Zealand Ballet

Après notre interview d’Allister (vous ne l’avez pas encore écoutée, foncez en cliquant ici), nous avions envie de vous faire découvrir un peu plus cette compagnie cosmopolite du bout du monde !

Morceaux choisis d’un riche répertoire, de Roland Petit, Jiri Kylian et William Forsythe, aux chorégraphes actuels et engagés, voire même des danses d’Océanie !

Commençons par un petit tour de la compagnie lors du World Ballet Day 2019 avec un cours et les répétitions de Hansel et Gretel de Loughlan Prior :

Craquerez-vous pour ce Casse-Noisette de Val Caniparoli ?

Un grand classique en Europe l’est aussi en Océanie, retrouvez In the Middle Somewhat Elevated de William Forsythe :

Une petite revisite du Lac avec Black Swan White Swan de Mário Radačovský :

Stand to Reason, une chorégraphie engagée et inspirée par le mouvement des suffragettes, par Andrea Schermoly :

Enfin, Corey Baker a proposé The last dance, sur le réchauffement climatique et la fonte des glaces en Antarctique :

Nous espérons que ce petit tour d’horizon vous donnera envie de faire le grand tour du monde pour admirer cette très belle troupe en Nouvelle-Zélande !

Crédit photo : Ross Brown

ConcoursDesBA#21 Roméo et Juliette au cinéma avec Pathé Live

L’histoire des amants de Vérone n’a cessé d’être une source d’inspiration depuis que Shakespeare a popularisé la passion tragique de Juliette Capulet et Roméo Montaigu, à qui la rivalité funeste de leurs deux familles coûtera la vie. Le premier ballet inspiré de la pièce du dramaturge anglais voit le jour à la fin des années 1930 sur la célèbre partition de Sergueï Prokofiev.

Le chorégraphe Alexeï Ratmansky est de nouveau à l’honneur dans le programme du Ballet du Bolchoï au cinéma, où il revisite l’éternel classique de Shakespeare dans une chorégraphie d’une grande intensité dramatique. Les étoiles Ekaterina Krysanova et Vladislav Lantratov interprètent avec fougue et conviction la romance tragique de Roméo et Juliette dans une mise en scène théâtrale, sobre et authentique.

L’histoire ? En dépit de la haine sans bornes de sa famille pour les Capulets, Roméo aime profondément Juliette, et Juliette l’aime en retour. Mais la rivalité de leurs deux maisons coûtera la vie à Mercutio, l’ami de Roméo, provoquant chez lui un funeste désir de vengeance.

Alors, ça vous tente ? Tentez de gagner deux places* pour assister au ballet le 29 mars prochain dans le Gaumont participant de votre choix à 16h en répondant à la question suivante :

Quelle compagnie de danse, autre que le Bolchoï, inclut le Roméo et Juliette de Ratmansky dans son répertoire ?

Envoyez-vite votre réponse par mail à concoursdesba(at)gmail.com !

Edit du 17 mars : le concours est reporté ! Prenez soin de vous !

Un tirage au sort sera effectué parmi les bonnes réponses le mardi 17 mars et le gagnant sera annoncé sur cette page !

Ce programme sera proposé en HD et son 5.1 dans plus de 160 cinémas Pathé, Gaumont, Kinepolis, Cinéville, Ciné Alpes et de nombreux cinémas indépendants partout en France.

*  Concours réservé aux membres des Balletomanes Anonymes ouvert du 11 mars 2020 15h jusqu’au 16 mars 2020 23h59. Un lot de deux places est mis en jeu. Tirage au sort effectué le 17 mars par le bureau des Balletomanes Anonymes parmi les bonnes réponses reçues à l’adresse concoursdesba(at)gmail.com et annoncé sur cette page, sur les réseaux sociaux et par mail dès 15h.

Crédits photos : Natalia Voronova

Dialogue… avec Allister Madin

Pour ce podcast, nous explorons les sujets qui rythment le quotidien des danseurs.

Allister Madin est entré dans le corps de ballet de l’Opéra de Paris en 2005 après 6 années à l’école de danse. Il est devenu sujet en 2011 et a dansé entre autres les très beaux rôles de l’Idole dorée, Zaël, Mercutio, Alain, le chef des gitans dans Don Quichotte ou Dorcon dans Daphnis et Chloé. En 2018, il a pris la grande décision de quitter Paris pour l’autre bout du monde. Il danse maintenant au Royal Ballet de Nouvelle-Zélande. Allister a profité d’un passage express à Paris pour nous raconter sa nouvelle vie, et ses découvertes aussi bien en termes de chorégraphes que de préparation physique.

Crédits photos : Yên Losset et Lydie Vareilhes

La playlist de la motivation au bureau

L’hiver vous déprime, vous n’arrivez plus à vous concentrer au bureau et vous avez besoin d’un petit remontant en cours de journée ?

La playlist de la motivation des BA est faite pour vous !

Tous les morceaux préférés du bureau sont là : n’hésitez pas à nous dire ceux que vous voudriez voir ajoutés ! (Notre rêve le plus fou serait d’atteindre les 5 heures de playlist… à bon entendeur !)

Crédit photo : Schulz

Trois questions à une personne qui passe sa première soirée à Garnier

Trois questions à… est notre nouvelle rubrique qui répond à toutes vos interrogations existentielles balletomaniaques !

En raison de questions particulièrement pertinentes et afin de protéger notre invité, nous vous informons que cette interview est totalement anonyme.

Tu veux bien rappeler aux Balletomanes comment on se sent lors de la première soirée que l’on passe à Garnier ?

Ce qui m’a le plus frappé lorsque j’ai pénétré pour la première fois dans Garnier, c’est ce sentiment enveloppant et chaleureux qui vous anime immédiatement. Comme si le bâtiment vous cueillait en bas et vous transportait jusque dans les loges : on se sent happé petit à petit par la pénombre des lieux dans le seul but de ne voir que ce qui est éclairé.

Est-ce que ça correspondait à ce que tu imaginais, ou quelque chose t’as surpris (en bien ou en mal) ?

Par effet de procrastination aiguë, j’ai remis à plus tard durant des années le fait d’aller à l’Opéra, alors même que j’en avais envie depuis longtemps ! C’était assez similaire à ce que j’avais pu voir ou imaginer, c’est monumental, c’est beau, c’est un voyage dans le temps à chaque représentation…

Mais ce qui m’a surpris c’est l’ambiance qui y règne. Alors que je m’attendais à quelque chose de froid, qui vous écrase par sa prestance et son histoire, quelque chose qui ne vous met pas immédiatement à l’aise et qui est réservé aux initiés, j’ai en réalité découvert un havre de paix dans lequel on se sent immédiatement bien !

Si tu devais retenir une image de cette soirée, ce serait laquelle ?

Le levé de rideau du 2è acte lorsque l’on découvre ce fabuleux tableau à la fois onirique et inquiétant, avec cette brume qui recouvre la scène et se répand sur l’orchestre.

Question bonus : Tu y retournes quand ?

Dès que possible !

À la rencontre du Ballet royal suédois

Ce n’est pas la première fois que vous entendez parler du ballet de Stockholm par ici !

À la rentrée, nous vous avions proposé une interview de Jérémie Neveu, l’un des danseurs de la compagnie (courez l’écouter si ce n’est pas encore fait, c’était passionnant !), et dans quelques jours, un groupe de petits veinards s’envolera pour découvrir le programme Ek/Naharin/Kylian !

Mais nous ne vous abandonnons pas comme ça : voici quelques extraits de ballets emblématique de cette compagnie, dont Nicolas Le Riche a repris la direction de la danse en 2017 !

Jérémie Neveu nous en parlait dans son interview, le Casse-Noisette de Pär Isberg intègre deux orphelins issus de la tradition suédoise, Peter et Lotta, dans cette histoire de Noël bien connue.

Qui dit Suède, dit forcément Mats Ek ! Vous regrettez l’absence prolongée à Paris d’Appartement ou de la Maison de Bernarda ? Vous avez adoré la soirée de juillet dernier à Garnier ? Voici une pincée de Juliet and Romeo

… et de Giselle pour vous faire plaisir !

Mais il se pourrait que nous ayons oublié un suédois ! Avez-vous déjà jeté un oeil au Songe d’une nuit d’été d’Alexander Ekman ?

Ou encore à sa dernière création pour le Ballet de Stockholm, Eskapist ?

Et parce qu’on sait que pour tout Balletomane Anonyme qui se respecte, rien ne vaut une bonne répétition, ne loupez pas cette vidéo du World Ballet Day, où la compagnie répétait Totality in parts de Lukas Timulak !

Prêts à prendre l’avion pour en découvrir plus ?

Crédit photo : Gert Weigelt

Dialogue… avec Juliette Hilaire

Pour ce nouveau podcast, nous explorons les sujets qui rythment le quotidien des danseurs.

Juliette est entrée dans le corps de ballet en 2008, où elle est maintenant Coryphee. Elle devait danser le rôle principal du Parc d’Angelin Preljocaj à l’occasion de sa reprise en décembre 2019. Nous avons eu la chance de la rencontrer pendant sa préparation, et nous devions la revoir à l’issue de ses trois représentations. Finalement, le contexte des grèves ne lui a pas permis de monter sur la scène de Garnier, mais nous avons tout même choisi de partager avec vous cette passionnante rencontre.

Crédits photos : Jonathan Kellerman