Le Balletomane du mois de mai

Présente-toi, dis nous quand a commencé ton addiction ?

Bonjour tout le monde, moi c’est Nicolas. Mon addiction, ou plutôt envie de faire du ballet, a commencé assez tôt en fait, au conservatoire que je fréquentais enfant et ado mais en section musique, et non danse. J’ai réussi à la réfréner pendant de longues années puis à tirer à tort un trait dessus (« maintenant de toute façon je suis trop vieux, ce serait ridicule ») avant qu’elle ne finisse par reprendre le dessus comme un diable sortant de sa boîte, à l’occasion d’une invitation piégée à Garnier il y a un peu plus d’un an.

Ta famille l’a acceptée ? Raconte-nous.

Ils n’en savent rien !

Ici, on sait qu’on soigne le mal par le mal. Que fais-tu quand tu es en manque de danse ?

Avant tout je danse, ou plutôt j’essaie ! Après m’être inscrit dans une association à côté de chez moi, j’ai trouvé des cours dans un studio proche de mon travail à Paris que je hante (très) régulièrement depuis l’hiver dernier. J’ai également ma liste de sites, blogs cafés (dont les balletomanes anonymes bien sûr), critiques favoris avec lesquels je commence ma journée en buvant mon café. Du coup, ça donne envie d’aller au spectacle, découvrir de nouvelles salles, et d’autres compagnies que le corps de ballet de l’Opéra de Paris : Ballet de Lorraine à Chaillot, Boston Ballet au TCE… Quelques comptes instagram également aident à lutter contre la dépendance (ou l’entretenir) tandis que des biographies et essais m’aident à combler mes lacunes en culture balletomane. Si l’on cumule tout ça, l’état de manque est finalement assez rare !

À quel ballet es-tu accroc ?

J’ai la « chance » de ne quasiment pas avoir vu de ballets jusqu’à récemment donc j’ai énormément à découvrir, et je ne peux pas dire être accroc à un ballet en particulier. J’attends donc avec impatience de voir pour la première fois en vrac Giselle, La Belle au Bois Dormant, La Bayadère, Roméo et Juliette… et je me surprends à découvrir et aimer des choses plus contemporaines avec Forsythe, Kylian, Preljocaj…

À quel(s) danseur(s) voues-tu un culte ?

Idem, pas vraiment de culte mais si je devais choisir mes chouchous, je dirais Hugo Marchand, CNR de Nantes oblige, mais aussi Germain Louvet.

As-tu des vices dansants cachés ? 

Je prends la 8 pour aller au bureau et descendre à Richelieu Drouot est le trajet le plus rapide, cependant, pour une raison inconnue, je descends toujours à Opéra : le lever de soleil éclairant Garnier en sortant de la station y est sûrement pour quelque chose ! Du coup dans l’ascenseur, je suis en condition pour travailler rapidement mes équilibres ou pirouettes, en fonction de l’humeur du jour.

As-tu l’intention de te soigner ?

J’ai adhéré aux BA… mais je ne suis pas sûr que ça va aider !

Tu as besoin de parler de ton addiction ? Tu veux être le prochain Balletomane du mois ? Contacte-nous !

La danseuse du mois : Bianca Scudamore !

Chaque mois (ou presque), le bureau a une chance folle de rencontrer nos danseurs préférés !

En ce mois de mai, c’est la très prometteuse Bianca Scudamore, lauréate du prix de la danse de l’AROP 2019, qui nous raconte sa vie de danseuse à l’Opéra de Paris !

Si tu étais un pas de danse ?  Une pirouette

Si tu étais un chorégraphe ? Forsythe

Si tu étais une blessure ?  Une entorse

Si tu étais un costume ?  Le costume de La Belle au bois dormant

Si tu étais un rituel ?  Me mettre du parfum avant de monter en scène

Si tu étais un spectacle ?  Roméo et Juliette

Si tu étais une qualité artistique ?  La musicalité

Si tu étais un danseur de sexe opposé ?  Matthieu Ganio

Si tu étais une musique de ballet ?  Le grande adage de Casse-Noisette 

Si tu étais une odeur ?  La menthe poivrée

Si tu étais un théâtre ? Le Palais Garnier !

Si tu étais une superstition ? Je touche du bois

Si tu étais une procrastination ? Coudre mes pointes

Si tu étais un bijou de scène ?  Une bague

Si tu étais une correction ?  « Travaille ton en-dehors ! »

Si tu étais un prix ?  Le prix de Varna

Si tu étais une drogue ?  Pas de drogue !

Si tu étais une partie du corps ?  Le pied

Les femmes ne comptent pas pour des prunes

Cette année, nous vous proposons des playlists pour accompagner vos journées balletomaniaques !

En ce mois de mai, nous dégainons notre veine féministe en vous proposant une sélection de femmes au caractère bien trempé ! Réussirez-vous à tout reconnaître ?

crédit photo : Jaime Roque de la Cruz

ConcoursDesBA#16 Carmen Suite / Petrouchka au cinéma avec Pathé Live

Le dimanche 19 mai à 17h, les Étoiles du Ballet du Bolchoï seront en direct de Moscou au cinéma pour un programme exceptionnel de deux ballets placé sous le signe du masculin/féminin qui clôt la saison 2018-2019 du Ballet du Bolchoï au cinéma.

Dans Carmen Suite, la sensualité de la sulfureuse héroïne se révèle dans une danse épurée, sur une musique de Rodion Chtchedrine inspirée du chef-d’oeuvre de Bizet. Créé par le chorégraphe cubain Alberto Alonso, ce ballet à la gestuelle éthérée et empreint de volupté met en exergue les passions de Carmen pour Don José, puis pour le toréador Escamillo qu’elle préfèrera finalement au premier.

Cette performance sera suivie de Petrouchka, la nouvelle création du Bolchoï chorégraphiée par Edward Clug et basée sur la légende populaire russe du pantin éponyme. L’action se situe pendant la traditionnelle Semaine grasse à Saint-Pétersbourg (« Maslenitsa ») que Stravinsky a voulu restituer dans toute son ampleur à travers une partition inspirée du folklore local.

Les histoires ?

Carmen Suite : L’impétueuse Carmen séduit Don José pour le convaincre de la laisser sortir de prison. Loin des barreaux, elle croit avoir retrouvé sa liberté mais elle se retrouve prisonnière d’un triangle amoureux : alors qu’elle convoite le célèbre torero Escamillo, elle ne parvient pas à se défaire de Don José.

Petrouchka : Au carnaval de Saint-Pétersbourg, trois marionnettes prennent vie pour jouer éternellement le même rôle,l’amoureux malheureux Petrouchka, la coquette et un Maure. Las de ce triste rôle qui ne finit jamais bien, Petrouchka s’attaque à son rival et prend la fuite en sortant du théâtre de marionnettes.

Alors, ça vous tente ? Tentez de gagner deux places* pour assister au ballet le 19 Mai prochain au Gaumont Opéra Capucines à 16h en répondant à la question suivante :

Quelle grande danseuse est à l’initiative de la création du ballet Carmen Suite ?

Envoyez-vite votre réponse par mail à concoursdesba(at)gmail.com !

Edit du 7 Mai : Il s’agit de Maïa Plissetskaïa ! C’est Claire qui a gagné deux places ! Merci à tous de votre participation. Claire, nous t’envoyons un mail très vite pour les modalités de retrait des places.

Un tirage au sort sera effectué parmi les bonnes réponses le mardi 7 Mai et le gagnant sera annoncé sur cette page !

(c) L Romano

Le ballet sera diffusé en HD et son 5.1 dans plus de 160 cinémas Pathé, Gaumont, Kinepolis, Cinéville, Ciné Alpes et de nombreux cinémas indépendants partout en France.

*  Concours réservé aux membres des Balletomanes Anonymes ouvert du 3 Mai 2019 15h jusqu’au 6 Mai 2019 23h59. Un lot de deux places est mis en jeu. Tirage au sort effectué le 7 Mai par le bureau des Balletomanes Anonymes parmi les bonnes réponses reçues à l’adresse concoursdesba(at)gmail.com et annoncé sur cette page, sur les réseaux sociaux et par mail dès 15h.

Le Balletomane qui organisait un mariage

En cette fin d’après-midi de mai, je rejoignais mon ami le Balletomane anonyme, qui m’attendait à la terrasse d’un café, sourire triomphant sur le visage et diabolo menthe à la main.

  • Je vais enfin pouvoir te parler de ma nouvelle mission ! Today, I am (de Shahar Binyamini, avec Oraison double par l’Opéra du Rhin le 27 mai à Mulhouse) wedding planner !
  • Mais tu sais faire ça ?
  • Absolument pas, mais j’ai plein d’idées lumineuses, et je ne pouvais pas laisser cette tâche à des personnes dépourvues d’esprit artistique qui erraient comme des âmes perdues (The society of lost souls de Stromgren le 25 mai à Copenhague) au Salon du mariage.
  • Tu parles de ta soeur là ?
  • Oui tout à fait. J’ai une montagne d’idées. Ou plutôt un océan. J’ai créé une plateforme flottante géante pour accueillir tout le monde. Ce sera un peu comme une terre oubliée (Forgotten land de Kylian le 11 mai au Bolchoi). Elle flotte avec des bouées canards que j’ai empruntées à mon neveu. Il faudra juste que je pense à ajouter des barrières pour qu’on ne se retrouve pas au fond de la mer (Bottom of the sea de  Komkova, avec Faun de Cherkaoui, La Stravaganza de Preljocaj, et Paz de la Jolla de Peck le 21 mai à Bordeaux), surtout qu’il y a des méduses (Medusa de Cherkaoui, avec Within the golden hour de Wheeldon et Flight pattern de Pite le 8 mai au Royal Ballet). 
  • On peut saluer l’audace, c’est un peu une ode à l’essai (Ode to the attempt de Jan Martens le 6 aux Abbesses) ton histoire… à moins que ce ne soit à la catastrophe annoncée s’il y a un orage ?
  • Ne commence pas à me faire un procès (The trial de Bubenicek le 17 mai à Stockholm) avant que je ne te raconte la suite ! Ce n’est qu’un problème lointain (Distant matter de Van Dijk avec Half life d’Eyal le 30 mai à Berlin). Je prévois un immense buffet plein de sucre qui chatouillera les papilles (My daddy loves sugar so much he eats it with the nose de Starpov avec Symphony of Psalms de Kylian et Dvorak Pas de deux de Lander le 3 mai à Strasbourg) et de bulles de chewing-gum (Ballet and bubbles le 2 mai à Copenhague). Et bien sûr de la crème chantilly partout (Whipped cream de Ratmansky le 24 mai par l’ABT à New York) !
  • Et est-ce que tu envisages un thème ?
  • Bien sûr ! J’hésite sur le thème vestimentaire entre des costumes à frange comme dans Wir sagen uns dunkles de Goecke (avec Harlequinade de Ratmansky et Signing off de Léon et Lightfoot le 13 mai par le NDT2 à Chaillot) ou des rayures comme dans In the upper room de Twyla Tharp (avec Deuce coupe et The Brahms-Haydn Variation le 30 mai par l’ABT à New York).
  • Fantastique. Et des animations ?
  • Absolument ! Nous ferons un quizz géant sur les plus beaux couples de la danse ! Il y aura Roméo et Juliette (de MacMillan le 1er mai par le Royal Ballet) !
  • Morts empoisonnés ?
  • Anna Karenine (de Neumeier le 1er mai à Hambourg) !
  • Un suicide ?
  • Le Lac des cygnes (de Watkin le 1er mai à Dresde, de Van Dantzig le 9 mai à Amsterdam)
  • Une fin contestable ?
  • Giselle (le 1er mai à Sydney par l’Australian ballet) !
  • Tu veux vraiment parler de folie ?
  • Blanche neige (de Preljocaj à Rome le 3 mai) !
  • … Admettons.
  • Casse-Noisette (avec Iolanta le 9 mai à Garnier) !
  • Le truc de l’apocalypse ?
  • Carmen (Carmen suite d’Alonso, avec Petrouchka de Clug le 17 mai au Bolchoi)!
  • Y’a pas un meurtre dedans ?
  • Mayerling (de MacMillan le 18 mai à Stuttgart) !
  • Ils s’entretuent à la fin ?
  • La Dame aux camélias (de Neumeier le 24 mai à Copenhague) !
  • Je crois que Marguerite meurt à la fin, on en a déjà parlé.
  • La Sylphide (de Bournonville le 26 mai à Berlin) !
  • Je crois qu’elle finit avec un petit problème d’ailes.
  • Onegin (de Cranko le 8 mai au Bolchoi) !
  • Je…
  • Othello (The Moor’s pavane de Limon, avec Signature de Suddarth et Tarentella de Balanchine le 31 mai à Seattle) !
  • Mais tu es sérieux ? Tu ne peux pas t’en tenir à des ballets qui finissent bien pour un mariage ?
  • Genre Cendrillon (d’Ashton, le 10 mai à Boston) et Le corsaire (de Legris le 3 mai à Vienne) ? C’est chiant quand même… bon, d’accord d’accord, je vais y réfléchir. Et à la fin, on remettra un prix avec des discours inspirés comme à l’Arop (le 12 mai) ! Ou encore mieux, comme aux Benois de la danse (le 21 mai) ! Ce mariage va être grandiose !

Le danseur du mois : Florimond Lorieux !

Chaque mois (ou presque), le bureau a une chance folle de rencontrer nos danseurs préférés !

Ce mois-ci, c’est le talentueux Florimond Lorieux qui nous raconte les émotions et les ressentis qu’il a eu.e.s aux moments clefs de sa carrière.

Si tu étais un pas de danse ? De la batterie

Si tu étais un chorégraphe ? Noureev

Si tu étais une blessure ? Une blessure au dos

Si tu étais un rituel ? Cigarette café !

Si tu étais un spectacle ? Un spectacle d’école de danse

Si tu étais une folie ? Le voyage

Si tu étais une qualité artistique ? L’interprétation

Si tu étais une musique de ballet ? Toutes les partitions de Tchaikovsky

Si tu étais une odeur ? L’ambre

Si tu étais un théâtre ? Garnier

Si tu étais une superstition ? Je fais toujours un signe de croix dès que j’ai peur

Si tu étais une procrastination ? L’administratif

Si tu étais un bijou de scène ? Le diadème de Clara sur la tête d’Elisabeth Maurin

Si tu étais une correction ?  » Tends tes genoux ! « 

Si tu étais un prix ? Rien

Si tu étais une drogue ? La cigarette

Si tu étais une partie du corps humain ? Les mains

La Balletomane du mois d’avril

Présente-toi, dis nous quand a commencé ton addiction ?

Bonjour, je suis Lucie, alias Lulu De La Motte Piquée pour les intimes. Mon addiction a commencé en 1998, lorsque ma tante m’emmena voir Don Quichotte avec Nicolas Le Riche et Marie-Claude Pietragalla, puis en 1999 avec Giselle interprétée par Sylvie Guilhem… Quelle époque !

Ta famille l’a acceptée ? Raconte-nous.

Disons que ma tante m’a donc « pervertie », et mes parents ont accepté. Ensuite, j’ai du convertir habilement mon compagnon. Pour cela, j’ai mis en place une stratégie infernale qui a bien fonctionné : un petit Mc Gregor par-ci, un petit Forsythe (Blakes Work !) par-là… « Tu vois, c’est bien la danse classique hein ? » Et hop, j’arrive à l’embringuer au Festival International de Ballet de Cuba en 2016 ni vu, ni connu. Et ça marche : Lac des Cygnes, Don Quichotte par les cubains… et pour arriver à lui faire « supporter » La Bayadère au Royal Ballet le mois dernier ! (dont il ne tarit plus d’éloges auprès de famille et amis !) Qu’est devenu mon motard ancien fan de tuning  franchement ? (La danse règnera sur le monde…)

Ici, on sait qu’on soigne le mal par le mal. Que fais-tu quand tu es en manque de danse ?

Instagram, Instagram, Instagram ! Et pas mal de Bayadère à fond dans les écouteurs dans les transports en commun.

A quel ballet es-tu accroc ?

La Bayadère et Le Lac des Cygnes sont à la touche-touche (oui, je suis assez tradi dans mes goûts, mais j’aime beaucoup le néo-classique aussi)

À quel(s) danseur(s) voues-tu un culte ?

Difficile de choisir : Alice Renavand (son histoire m’émeut), Mathilde Froustey of course !

As-tu des vices dansants cachés ?

Taper l’arabesque pour se pencher au boulot car « oups, j’ai fait tomber un stylo par terre ! », la première position dans les escalators, me tenir sur un pied dans les expos… oula, j’ai beaucoup trop de vices !

As-tu l’intention de te soigner ?

Je ne pense pas, afin de préserver ma santé mentale. La danse me fait tenir !

Tu as besoin de parler de ton addiction ? Tu veux être le prochain Balletomane du mois ? Contacte-nous !

Dialogue… avec Thomas Docquir !

Pour ce nouveau podcast, nous explorererons les sujets qui rythment le quotidien des danseurs.

Nous avons le plaisir de lancer ce podcast avec Thomas Docquir !

Il a eu l’opportunité d’aborder son premier grand rôle, Rothbart dans Le Lac des Cygnes, et il nous raconte son expérience.

Crédit photo : Isabelle Aubert

Soirée Léon & Lightfoot / Van Manen

Cette année, nous vous proposons des playlists pour accompagner vos journées balletomaniaques !

En ce mois d’avril, préparons la jolie soirée Léon & Lightfoot / Van Manen qui sera dansée à Garnier du 18 avril au 23 mai !

crédit photo : Elena Bauer / ONP

Le Balletomane qui aimait le printemps

  • C’est le printemps !, me lança le Balletomane anonyme alors que je peinais encore à me remettre du changement d’heure. J’adore le printemps ! Je me demande d’ailleurs pourquoi on ne ferait pas une grande fête de la danse pour célébrer le printemps, comme un rite !
  • Parce qu’à chaque fois qu’on a fait ce genre de fête pour le printemps, ça a mal fini ( Afterite de McGregor, le 13 avril à Copenhague avec Études de Länder) ? Si tu veux un conseil, cette année contente-toi d’aller chez le fleuriste de bon matin comme Mrs Dalloway (Woolf Works de McGregor, le 7 avril à Milan) et tout se passera bien.
  • Non non non, ce n’est pas suffisant. Je pense qu’il faut organiser un pique-nique champêtre. Chacun sera le bienvenu (Welcome de Patrice Thibaud, le 6 avril à Chaillot). J’ai un pote garde-chasse, il s’appelle Hilarant… pardon, Hilarion (Giselle de Patrice Bart le 11 avril à Zürich), je suis sûr qu’il pourrait nous trouver une parfaite petite clairière. Je n’ai pas de nappe, mais je pourrais apporter les tapis d’orient pour s’installer… Oui, j’ai fait une grosse acquisition de tapis d’orient récemment, j’avoue que je ne sais pas trop quoi en faire (Symphonie des psaumes de Kylian, avec Artifact Suite de Forsythe et les Trois gnossiennes de Van Mannen le 14 avril à Vienne). Ensuite on ferait du jardinage. J’ai très envie de planter des roses (La belle et la bête de Kader Belarbi le 25 avril à Toulouse). Je pourrais même prévoir les arrosoirs (Speak for yourself de Léon et Lightfoot, avec les Trois Gnossiennes de Van Manen, le 18 avril à Garnier), et des graines (Seeds de Carolyn Carlson le 17 avril à Chaillot). En plus je crois qu’il y a des chèvres (Goat de Ben Duke le 16 avril aux Abbesses) dans le coin, même pas besoin d’enlever les mauvaises herbes, elles les mangeront ! Et après on ira prendre un Bain (de Gaëlle Bourges, le 3 avril à l’Espace Pierre Cardin) dans le ruisseau !
  • Il fait pas encore un peu froid pour ça ? On n’est pas à Arles quand même (L’arlésienne de Roland Petit, le 12 avril à Nice avec Trois préludes de Ben Stevenson et 5 tangos de Van Manen) !
  • Tssss…! Est ce que La petite sirène (de Neumeier, le 19 avril à San Francisco) s’est déjà demandé s’il faisait trop froid à ton avis ?
  • En même temps, est-ce que je ressemble à un poisson ?…
  • Et pour le soir, on fabriquerait des bougies avec la cire qu’un autre ami m’a refilée. Son entreprise d’ailes en cire a fait faillite récemment, quelqu’un lui a fait de la mauvaise pub sur Instagram (Wings of wax de Kylian, avec Bella Figura et Gods and dogs de Kylian le 16 avril à Lyon, ou avec Pas/Parts 2018 de Forsythe le 9 avril au TCE par le Ballet de Boston). Les influenceurs, ça est vraiment un problème. Bref, alors, tu y crois toi aussi, que le monde du ballet est prêt à respirer le printemps comme moi ?
  • Je crois que tu te fais de faux espoirs (Some home for the bastards de Frédérick Gravel le 11 avril à Chaillot). Si on en croit le teasing de la dernière création d’Alexander Ekman, encore un influenceur, tu ferais bien de ressortir ta combinaison de ski (Escapist le 5 avril à Stockholm) : il a décidé d’en mettre sur scène.