ConcoursDesBA#22 Roméo et Juliette au cinéma avec Pathé Live

Inspiré de l’œuvre incontournable de Shakespeare, le ballet Roméo et Juliette chorégraphié par Alexeï Ratmansky et dansé par les étoiles du Bolchoï de Moscou est à découvrir le dimanche 4 octobre à 16h au cinéma partout en France.

L’histoire des amants de Vérone n’a cessé d’être une source d’inspiration depuis que Shakespeare a popularisé la passion tragique de Juliette Capulet et Roméo Montaigu, à qui la rivalité funeste de leurs deux familles coûtera la vie. Le premier ballet inspiré de la pièce du dramaturge anglais voit le jour à la fin des années 1930 sur la célèbre partition de Sergueï Prokofiev.


Le chorégraphe Alexeï Ratmansky revisite l’éternel classique de Shakespeare dans une chorégraphie d’une grande intensité dramatique. Les étoiles Ekaterina Krysanova et Vladislav Lantratov interprètent avec fougue et conviction la romance tragique de Roméo et Juliette dans une mise en scène théâtrale, sobre et authentique.

L’histoire ? En dépit de la haine sans bornes de sa famille pour les Capulets, Roméo aime profondément Juliette, et Juliette l’aime en retour. Mais la rivalité de leurs deux maisons coûtera la vie à Mercutio, l’ami de Roméo, provoquant chez lui un funeste désir de vengeance.

Alors, ça vous tente ? Tentez de gagner deux places* pour assister au ballet le 4 octobre prochain dans le Gaumont participant de votre choix à 16h en répondant à la question suivante :

Quelle compagnie de danse, autre que le Bolchoï, inclut le Roméo et Juliette de Ratmansky dans son répertoire ?

Envoyez-vite votre réponse par mail à concoursdesba(at)gmail.com !

Un tirage au sort sera effectué parmi les bonnes réponses le mardi 22 septembre et le gagnant sera annoncé sur cette page !

Ce programme sera proposé en HD et son 5.1 dans plus de 150 cinémas Pathé, Gaumont, Kinepolis, Cinéville, Ciné Alpes et de nombreux cinémas indépendants partout en France.

*  Concours réservé aux membres des Balletomanes Anonymes ouvert du 18 septembre 2020 15h jusqu’au 21 septembre 2020 23h59. Un lot de deux places est mis en jeu. Tirage au sort effectué le 22 septembre par le bureau des Balletomanes Anonymes parmi les bonnes réponses reçues à l’adresse concoursdesba(at)gmail.com et annoncé sur cette page, sur les réseaux sociaux et par mail dès 15h.

Crédits photos : Damir Yusupov

La vraie vie des personnages de ballet en confinement

Le confinement a marqué la danse, comme le reste du monde, c’est une certitude. Cours en ligne, workout maison et désespoir de voir les salles fermées, chacun y est allé de son état d’esprit enfermé chez soi. Les personnages de ballets ne sont pas en reste : si certains ont pu s’échapper de leur clôture pour quelques livestreams d’urgence, pour eux aussi, le confinement a été une période singulière.

Les Balletomanes Anonymes sont aujourd’hui en mesure de vous révéler, en exclusivité, quelle a été la vraie vie des personnages de ballet au cours des deux mois écoulés.

Aurore

N’étant pas à quelques mois près, la princesse Aurore en a rajouté deux à ses cent ans de sommeil. Assoupie comme à son habitude, elle n’a rien vu de ce qui s’est passé, n’est au courant de rien, perdue dans ses songes de princesse, dans son lit de princesse, avec sa robe de princesse. Mais sans son prince. Heureusement qu’elle aime dormir, Aurore : non seulement Désiré n’a pas pu aller la réveiller pendant le confinement, mais les gestes barrières lui interdisent de l’embrasser pour la réveiller. La fée Lilas a beau lui répéter que si, pour une fois il peut faire une exception, il a trop peur, le bougre. Et voilà, encore un mariage reporté à cause du Covid.

Le Jeune Homme

Le Jeune Homme était déjà confiné dans sa chambre de bonne à Paris, il a donc continué à naviguer entre spleen, bowling avec des meubles, désespoir, et longues pauses clopes sur son lit, les yeux dans le vague pendant que les cendres tombaient sur ses draps. Le Jeune Homme, il a vécu sa petite vie tranquille. D’ailleurs, en parlant de vie, la Mort n’a même pas pu lui rendre sa visite habituelle, le confinement rendant impossible les balades nocturnes sur les toits de Paris.

Cendrillon

Cendrillon était, elle aussi, déjà enfermée chez elle de toutes façons. Mais l’annulation du bal du Producteur, ça lui a mis un coup au moral tout de même. Heureusement, son quotidien s’est un peu adouci : dans leur ennui, ses sœurs et sa marâtre se sont prises de passion pour les tâches ménagères. Les voilà qui se battent pour lui prendre le balai des mains, et à lui demander ses trucs et astuces pour une recette réussie de pain cuit sous la cendre. Heureusement, en bonne cinéphile, Cendrillon a pu utiliser ce temps libre pour regarder une quantité de films. Si avec ça elle n’a pas plein de trucs à dire au Producteur…

Solor

Manque de chance, quand le Rajah a annoncé le confinement et, par conséquent, la fermeture du Palais, Solor était parti chasser le tigre. Il trouva porte close à son retour. Même pas la peine d’aller quémander refuge au Temple, le Grand Prêtre se faisant un plaisir de lui opposer la plus stricte politique sanitaire. Errant dans la forêt, il essaya plusieurs jours de trouver des opiacés pour calmer ses crises d’angoisse. Il finit par fumer des orties. Il nous a d’ailleurs déclaré à ce sujet : « Très mauvais baye, les Ombres n’étaient pas aussi nettes que d’habitude. T’as de la bonne, toi ? ».

Juliette

Le bal des Capulet avait mis Juliette en joie : quelle chance, il a eu lieu le dernier week-end avant le confinement. Le Covid s’était invité à la fête : ses parents étaient tombés malades juste après, ce qui l’inquiétait un peu. Tybalt aussi, mais elle se faisait moins de souci pour son gaillard de cousin. Au fond, cela l’arrangeait bien, car elle avait ainsi le champ libre pour attendre Roméo à son balcon. Seulement, plus beau que courageux, le joli Montaigu n’est jamais venu… Lasse d’attendre, Juliette a donc fini par danser avec les arbres du jardin, faute de mieux.

Albrecht

Albrecht a eu une chance incroyable : il était dans ses terres de Silésie lorsque le confinement a été annoncé. Il a donc profité de son séjour champêtre pour se balader dans les bois, la nuit, son ténébreux manteau drapé autour de lui, mais il manquait quelque chose. Il a bien senti, Albrecht, que son destin romantique était contrarié par le confinement : pas un joueur de dés, pas un rival jaloux, pas une Wili à rencontrer dans la forêt. Il aurait bien voulu pousser jusqu’à la tombe de Giselle, pour voir, mais elle était à plus d’un kilomètre de son domicile (ce que Wilfried, son page, n’a pas arrêté de lui répéter).

Siegfried

Confiné au château, c’est dans la plus stricte intimité familiale que le prince Siegfried a fêté son anniversaire. Pas de valse et de polonaise avec les copains, passe encore. Mais seul autour du gâteau avec sa mère et son précepteur, c’était carrément glauque. Le tout a commencé à devenir carrément flippant quand ledit précepteur, rendu fou par l’enfermement, s’est mis à courir dans les couloirs en battant des bras comme si c’étaient des ailes. Et impossible de dormir avec ce cygne qui venait frapper à sa fenêtre toutes les nuits. Il nous a déclaré : « Si on doit reconfiner, je préfère aller me jeter dans le lac ! ».

La Dame aux camélias

Marguerite est une femme du monde, et vit de ses rencontres. Alors quoi, laisser la crinoline au placard, ne plus sortir à l’Opéra, ne plus voir personne, et surtout pas ses admirateurs ? Quelle idée ! Qu’à cela ne tienne, Marguerite a fait porter des petits cartons chez ses amis : chez elle, on reçoit. La police a été bien surprise de voir tout ce beau monde folâtrer chez la demi-mondaine… Heureusement que le duc a gentiment payé les amendes de tout le monde. Pas découragée, Marguerite a quitté Paris sans attestation (mais avec un Armand ravi) pour sa maison de campagne.

Don José

Don José n’était que douleur lorsque la fermeture de sa taverne préférée a été annoncée. Adieu, les soirées avinées, les danses avec des chaises, les batailles d’ivrogne, les copains, et les copines à perruques… Après s’être lamenté sur son triste sort, Don José, jamais à court de (mauvaises) ressources, s’est frotté les mains quand il a vu dans la panique sanitaire l’occasion de faire de bonnes affaires. Aidé de ses relations chez les contrebandiers et fin connaisseur des habitudes de la police, il a monté un trafic de masques et de gel hydroalcoolique. On vous laisse deviner comment tout cela s’est fini (on peut juste vous dire que même avec la réouverture des bars, il ne va pas la revoir de sitôt, sa taverne).

Lise

La Fille mal gardée n’a jamais aussi bien porté son nom. Déjà pas bien disciplinée en temps normal, ce n’est pas un « confinement » qui allait l’empêcher de n’en faire qu’à sa tête. La mère Simone, pas plus commode que d’habitude, est tout aussi débordée par les événements. Alors Lise s’en donne à cœur joie, et file à travers champs retrouver Colas. Les risques ? Lise s’en fiche, ou n’en n’a pas conscience. À qui l’embête, elle répond que « danser avec un ruban est un moyen infaillible de garantir la distanciation physique ». Avant de nous avouer, étouffant un rire, qu’il lui arrive parfois de s’enrouler dans le ruban…

Trois questions aux danseurs experts d’Instagram

Trois questions à… est notre nouvelle rubrique qui répond à toutes vos interrogations existentielles balletomaniaques !

En raison de questions particulièrement pertinentes et afin de protéger notre invité, nous vous informons que cette interview est totalement anonyme.

Instagram, c’est le Linkedin de la danse ?

Un peu oui ! Mais à prendre avec des pincettes, danseur Instagram et danseur real life ce n’est pas pareil … mais ça permet à certains de se révéler et de mettre en valeur leur travail, plus parlant qu’un CV ! 

Qu’est ce qui peut parfois t’énerver sur Instagram ?

Les comptes de danseurs/danseuses qui véhiculent une image malsaine de la danse, même si c’est inconscient. Ceux qui en plein mois d’août vont se lever a 6h pour faire des abdos et des burpees, puis une barre et des fouettés tous les jours, qui prônent des conseils nutritionnels intenables et mauvais pour la santé (de type manger deux pommes par jour) et qui ont une vibe un peu flippante globalement. Sinon, il y a aussi le fait qu’Instagram est un moyen de se mettre en valeur en montrant des aptitudes hors pairs, donc quand on scrolle et qu’on voit que des physiques surnaturels, cela peut être carrément déprimant et ôter tout espoir de pouvoir danser si l’on a pas ces qualités extraordinaires…

Alors que la danse, c’est pour tout le monde et c’est avant tout de l’Art ! L’artistique est un peu secondaire sur Instagram, le physique est ce qui est le plus mis en avant, c’est dommage car ce qui créé de l’émotion, c’est une personnalité, pas une souplesse ou un cou de pied, même si c’est beau. Et le travail permet aussi de beaucoup développer ses aptitudes physiques, donc pour combattre le coup de blues, on bosse, on relativise et on constate les progrès avec bonheur sans dramatiser ! Le but n’est pas de devenir comme untel ou untel, mais d’être la meilleure version de soi-même. 

Certains comptes Insta sont très drôles : ce sont lesquels, ceux qui te font rire à chaque fois ?

@balletmoods, hilarant avec ces memes si véridiques et sa façon de tourner en dérision les tocs et comportements étranges des danseurs. Drôle de voir que c’est international, en fait, toutes les compagnies ont les mêmes types de situations, à chaque post je me dis « c’est tellement ça ! ». Et quand on parlait de relativiser, ce compte fait un bien fou.

Le nouveau compte @modelsdoingballet, une bonne vielle critique des mannequins qui ont le malheur de devoir incarner des danseurs, et qui doivent être les premiers mal à l’aise. Ce qui fait halluciner, c’est le ou la DA qui choisi consciemment de mettre ces photos criantes de non-professionnalisme. C’est à la fois très drôle et un peu déprimant, se dire que quelqu’un ne fait pas la distinction entre une position faite par quelqu’un qui n’a jamais mis un orteil dans un studio et quelqu’un qui en fait sa vie, on se dit que c’est vain tant de travail pour si peu de reconnaissance … Anyway, de toute façon les salles sont remplies de gens qui apprécient, eux, et on les remercie ! 

Sinon il y a aussi @biscuitballerina, @balleturfu

Bonus : les comptes à suivre absolument ?

@tilerpeck, particulièrement en ce moment pour ses cours en live tops, hyper adaptés au contexte et avec deux niveaux de difficulté pour qu’un max de personnes puisse en profiter.

@balletmoods parce que c’est juste hyper drôle.

@ikaubert pour ses sublimes photos de spectacles.

À la rencontre du Royal New Zealand Ballet

Après notre interview d’Allister (vous ne l’avez pas encore écoutée, foncez en cliquant ici), nous avions envie de vous faire découvrir un peu plus cette compagnie cosmopolite du bout du monde !

Morceaux choisis d’un riche répertoire, de Roland Petit, Jiri Kylian et William Forsythe, aux chorégraphes actuels et engagés, voire même des danses d’Océanie !

Commençons par un petit tour de la compagnie lors du World Ballet Day 2019 avec un cours et les répétitions de Hansel et Gretel de Loughlan Prior :

Craquerez-vous pour ce Casse-Noisette de Val Caniparoli ?

Un grand classique en Europe l’est aussi en Océanie, retrouvez In the Middle Somewhat Elevated de William Forsythe :

Une petite revisite du Lac avec Black Swan White Swan de Mário Radačovský :

Stand to Reason, une chorégraphie engagée et inspirée par le mouvement des suffragettes, par Andrea Schermoly :

Enfin, Corey Baker a proposé The last dance, sur le réchauffement climatique et la fonte des glaces en Antarctique :

Nous espérons que ce petit tour d’horizon vous donnera envie de faire le grand tour du monde pour admirer cette très belle troupe en Nouvelle-Zélande !

Crédit photo : Ross Brown

ConcoursDesBA#21 Roméo et Juliette au cinéma avec Pathé Live

L’histoire des amants de Vérone n’a cessé d’être une source d’inspiration depuis que Shakespeare a popularisé la passion tragique de Juliette Capulet et Roméo Montaigu, à qui la rivalité funeste de leurs deux familles coûtera la vie. Le premier ballet inspiré de la pièce du dramaturge anglais voit le jour à la fin des années 1930 sur la célèbre partition de Sergueï Prokofiev.

Le chorégraphe Alexeï Ratmansky est de nouveau à l’honneur dans le programme du Ballet du Bolchoï au cinéma, où il revisite l’éternel classique de Shakespeare dans une chorégraphie d’une grande intensité dramatique. Les étoiles Ekaterina Krysanova et Vladislav Lantratov interprètent avec fougue et conviction la romance tragique de Roméo et Juliette dans une mise en scène théâtrale, sobre et authentique.

L’histoire ? En dépit de la haine sans bornes de sa famille pour les Capulets, Roméo aime profondément Juliette, et Juliette l’aime en retour. Mais la rivalité de leurs deux maisons coûtera la vie à Mercutio, l’ami de Roméo, provoquant chez lui un funeste désir de vengeance.

Alors, ça vous tente ? Tentez de gagner deux places* pour assister au ballet le 29 mars prochain dans le Gaumont participant de votre choix à 16h en répondant à la question suivante :

Quelle compagnie de danse, autre que le Bolchoï, inclut le Roméo et Juliette de Ratmansky dans son répertoire ?

Envoyez-vite votre réponse par mail à concoursdesba(at)gmail.com !

Edit du 17 mars : le concours est reporté ! Prenez soin de vous !

Un tirage au sort sera effectué parmi les bonnes réponses le mardi 17 mars et le gagnant sera annoncé sur cette page !

Ce programme sera proposé en HD et son 5.1 dans plus de 160 cinémas Pathé, Gaumont, Kinepolis, Cinéville, Ciné Alpes et de nombreux cinémas indépendants partout en France.

*  Concours réservé aux membres des Balletomanes Anonymes ouvert du 11 mars 2020 15h jusqu’au 16 mars 2020 23h59. Un lot de deux places est mis en jeu. Tirage au sort effectué le 17 mars par le bureau des Balletomanes Anonymes parmi les bonnes réponses reçues à l’adresse concoursdesba(at)gmail.com et annoncé sur cette page, sur les réseaux sociaux et par mail dès 15h.

Crédits photos : Natalia Voronova

Trois questions à une personne qui passe sa première soirée à Garnier

Trois questions à… est notre nouvelle rubrique qui répond à toutes vos interrogations existentielles balletomaniaques !

En raison de questions particulièrement pertinentes et afin de protéger notre invité, nous vous informons que cette interview est totalement anonyme.

Tu veux bien rappeler aux Balletomanes comment on se sent lors de la première soirée que l’on passe à Garnier ?

Ce qui m’a le plus frappé lorsque j’ai pénétré pour la première fois dans Garnier, c’est ce sentiment enveloppant et chaleureux qui vous anime immédiatement. Comme si le bâtiment vous cueillait en bas et vous transportait jusque dans les loges : on se sent happé petit à petit par la pénombre des lieux dans le seul but de ne voir que ce qui est éclairé.

Est-ce que ça correspondait à ce que tu imaginais, ou quelque chose t’as surpris (en bien ou en mal) ?

Par effet de procrastination aiguë, j’ai remis à plus tard durant des années le fait d’aller à l’Opéra, alors même que j’en avais envie depuis longtemps ! C’était assez similaire à ce que j’avais pu voir ou imaginer, c’est monumental, c’est beau, c’est un voyage dans le temps à chaque représentation…

Mais ce qui m’a surpris c’est l’ambiance qui y règne. Alors que je m’attendais à quelque chose de froid, qui vous écrase par sa prestance et son histoire, quelque chose qui ne vous met pas immédiatement à l’aise et qui est réservé aux initiés, j’ai en réalité découvert un havre de paix dans lequel on se sent immédiatement bien !

Si tu devais retenir une image de cette soirée, ce serait laquelle ?

Le levé de rideau du 2è acte lorsque l’on découvre ce fabuleux tableau à la fois onirique et inquiétant, avec cette brume qui recouvre la scène et se répand sur l’orchestre.

Question bonus : Tu y retournes quand ?

Dès que possible !

À la rencontre du Ballet royal suédois

Ce n’est pas la première fois que vous entendez parler du ballet de Stockholm par ici !

À la rentrée, nous vous avions proposé une interview de Jérémie Neveu, l’un des danseurs de la compagnie (courez l’écouter si ce n’est pas encore fait, c’était passionnant !), et dans quelques jours, un groupe de petits veinards s’envolera pour découvrir le programme Ek/Naharin/Kylian !

Mais nous ne vous abandonnons pas comme ça : voici quelques extraits de ballets emblématique de cette compagnie, dont Nicolas Le Riche a repris la direction de la danse en 2017 !

Jérémie Neveu nous en parlait dans son interview, le Casse-Noisette de Pär Isberg intègre deux orphelins issus de la tradition suédoise, Peter et Lotta, dans cette histoire de Noël bien connue.

Qui dit Suède, dit forcément Mats Ek ! Vous regrettez l’absence prolongée à Paris d’Appartement ou de la Maison de Bernarda ? Vous avez adoré la soirée de juillet dernier à Garnier ? Voici une pincée de Juliet and Romeo

… et de Giselle pour vous faire plaisir !

Mais il se pourrait que nous ayons oublié un suédois ! Avez-vous déjà jeté un oeil au Songe d’une nuit d’été d’Alexander Ekman ?

Ou encore à sa dernière création pour le Ballet de Stockholm, Eskapist ?

Et parce qu’on sait que pour tout Balletomane Anonyme qui se respecte, rien ne vaut une bonne répétition, ne loupez pas cette vidéo du World Ballet Day, où la compagnie répétait Totality in parts de Lukas Timulak !

Prêts à prendre l’avion pour en découvrir plus ?

Crédit photo : Gert Weigelt

ConcoursDesBA#20 Le Lac des cygnes en direct – au cinéma avec Pathé Live

Composé par Tchaïkovski à la demande du directeur des théâtres impériaux de Moscou, le Lac des cygnes est le premier des trois ballets que le célèbre compositeur russe aura créé. Il voit le jour sur la scène du Bolchoï en 1877 sur une chorégraphie de Reisinger, mais c’est le maître de ballet Marius Petipa et son second Lev Ivanov qui achèveront de faire de cette oeuvre une merveille du ballet classique.

Le Lac des cygnes ne cesse depuis de séduire les publics du monde entier, soutenu par la virtuosité de sa partition et de sa chorégraphie, sans oublier l’histoire d’amour utopique entre le prince Siegfried et son idéal Odette qu’un méchant tour du destin rendra impossible. La succession des tableaux blancs oniriques, caractéristiques du ballet romantique, et des tableaux colorés des scènes de fête, offre un spectacle éblouissant. Tout aussi fascinant, le double rôle de la femme-cygne, qui accentue la tension dramatique du ballet car il exige des plus grandes ballerines d’incarner deux extrêmes : d’un côté, la pure et délicate Odette ; de l’autre, la perfide et manipulatrice Odile.

Porté par la compagnie russe à un niveau d’exigence remarquable, le Lac des cygnes demeure le spectacle le plus populaire du répertoire : au moins 20 000 spectateurs sont attendus dans les cinémas français pour cette séance unique en direct du Théâtre Bolchoï (réservation conseillée).

L’histoire ? Le prince Siegfried est sommé par ses parents de choisir une épouse. Il est toutefois complètement obsédé par Odette, une mystérieuse femme-cygne ensorcelée qu’il a rencontrée au bord d’un lac. Il exprime un voeu d’amour éternel envers elle mais le destin en décidera autrement…

Alors, ça vous tente ? Tentez de gagner deux places* pour assister au ballet le 23 février prochain dans le Gaumont participant de votre choix à 16h en répondant à la question suivante :

Quelle danseuse a été la première à réaliser la fameuse série des 32 tours fouettés ?

Envoyez-vite votre réponse par mail à concoursdesba(at)gmail.com !

Edit du 11 février : Il s’agit de Pierina Legnani ! Bravo à tous pour vos recherches, c’est Marie qui a gagné les deux places ! Marie, nous t’envoyons un mail avec les modalités de retrait des places.

Un tirage au sort sera effectué parmi les bonnes réponses le mardi 11 février et le gagnant sera annoncé sur cette page !

Ce programme sera proposé en HD et son 5.1 dans plus de 160 cinémas Pathé, Gaumont, Kinepolis, Cinéville, Ciné Alpes et de nombreux cinémas indépendants partout en France.

*  Concours réservé aux membres des Balletomanes Anonymes ouvert du 5 février 2020 16h jusqu’au 10 février 2020 23h59. Un lot de deux places est mis en jeu. Tirage au sort effectué le 11 février par le bureau des Balletomanes Anonymes parmi les bonnes réponses reçues à l’adresse concoursdesba(at)gmail.com et annoncé sur cette page, sur les réseaux sociaux et par mail dès 15h.

Crédits photos : Natalia Voronova

À la rencontre du Ballet de Stuttgart

Suite à l’interview de Coralie Grand (podcast que vous avez pu découvrir la semaine dernière – à écouter ici pour les retardataires), nous avions envie de vous faire découvrir le Ballet de Stuttgart !

Si vous ne connaissez cette compagnie que de nom, sachez que ses origines remontent à Jean-Georges Noverre (eh oui !), et que les plus grands noms de la danse ont été formés là-bas : Marie Taglioni, Marcia Haydée, John Neumeier, ou Jiri Kylian pour ne citer qu’eux (rien que ça).

Trèves de name-dropping, il s’agit d’une très belle compagnie qui a su évoluer avec son temps, et propose une programmation très complète alliant grands classiques, néo-classiques et nouvelles créations modernes.

Vous trouverez quelques vidéos emblématiques, qui nous l’espérons vivement, vous ferons envisager un voyage outre-Rhin !

Commençons avec la fraicheur de Maria Eichwald dans La Belle au Bois Dormant de Marcia Haydée

Passion archives : retrouvez le Roméo & Juliette de John Cranko avec Marcia Haydée, Richard Cragun et Egon Madsen

L’intense Dame aux Camélias de John Neumeier, avec Friedemann Vogel et Maria Eichwald

Marcia Haydée et Richard Cragun dans La Mégère apprivoisée de John Cranko

Un joli pas de deux avec Alicia Amatriain et Evan McKie dans Miniatures de Douglas Lee

Et dans le genre plus WTF, Troy Game de Robert North avec une interview de Marcia Haydee

Pour finir, une répétition du Concerto pour Flute and Harpe live de John Cranko lors du World Ballet Day 2018 !

Alors, conquis.es ?

Crédit photo : Alicia Amatrian et Friedemann Vogel / The Stuttgart Ballet

ConcoursDesBA#19 Giselle au cinéma avec Pathé Live

Sur un livret de Théophile Gautier et Jean-Henry Saint-Georges, inspiré de la légende slave des Wilis, Giselle cultive les thématiques clés du romantisme tels que l’amour tragique, la nature, le fantastique, et l’acte blanc caractéristique des ballets issus de ce courant.

L’histoire est celle d’une jeune paysanne aimée du garde-chasse Hans mais qui s’éprend d’Albrecht, un jeune aristocrate déjà engagé qui lui cache sa véritable identité. L’émouvant argument du ballet est magnifié par la musique d’Adolphe Adam, riche en effets d’orchestres qui s’intègre subtilement au déroulement du drame : à chaque personnage son motif et à chaque sentiment son instrument.

Passionné d’histoire de la danse classique, le chorégraphe propose une lecture en profondeur de l’intrigue en accentuant certains détails dramatiques. Dans cette nouvelle version, où une attention particulière est portée aux nuances de phrasés chorégraphiques, des passages originaux de mimes ont été incorporés qui rendent plus subtils les caractères des personnages et mettent en valeur, en plus de leur infaillible technique, les talents dramatiques des Etoiles et danseurs de la compagnie

L’histoire ? La jeune paysanne Giselle meurt en apprenant que l’homme qu’elle aime, Albrecht, s’est engagé auprès d’une autre. Contre sa volonté, elle rejoint les Wilis, des esprits vengeurs qui se retournent contre Albrecht et le condamnent à danser jusqu’à ce qu’il meure d’épuisement…

Alors, ça vous tente ? Tentez de gagner deux places* pour assister au ballet le 26 janvier prochain dans le Gaumont participant de votre choix à 16h en répondant à la question suivante :

Depuis 2000, quelles sont les danseuses de l’ONP qui ont abordé le rôle de Giselle sur la scène de Garnier alors qu’elles n’avaient pas le grade d’Etoile ?

Envoyez-vite votre réponse par mail à concoursdesba(at)gmail.com !

Edit du 14 janvier : Il s’agit de Mélanie Hurel en 2004 et Eléonore Guérineau en 2006 qui ont abordé le rôle de Giselle version Corelli, et Céline Talon en 2001 en version Mats Ek ! Bravo à tous pour vos recherches, c’est Auriane qui a gagné les deux places ! Auriane, nous t’envoyons un mail avec les modalités de retrait des places.

Un tirage au sort sera effectué parmi les bonnes réponses le mardi 14 janvier et le gagnant sera annoncé sur cette page !

Ce programme sera retransmis par satellite en direct de Moscou en HD et son 5.1 dans plus de 160 cinémas Pathé, Gaumont, Kinepolis, Cinéville, Ciné Alpes et de nombreux cinémas indépendants partout en France.

*  Concours réservé aux membres des Balletomanes Anonymes ouvert du 8 janvier 2020 16h jusqu’au 13 janvier 2020 23h59. Un lot de deux places est mis en jeu. Tirage au sort effectué le 14 janvier par le bureau des Balletomanes Anonymes parmi les bonnes réponses reçues à l’adresse concoursdesba(at)gmail.com et annoncé sur cette page, sur les réseaux sociaux et par mail dès 15h.

Crédits photos : Damir Yusupov / Natalia Voronova