Astro des BA à la barre 🩰

Bien peu de cours de danse ces temps-ci, n’est-ce pas ?

Le manque est présent, c’est une certitude. En attendant la reprise tant espérée, les Balletomanes Anonymes vous proposent, pour le désormais traditionnel horoscope des BA, de vous pencher sur la façon dont les astres influencent votre personnalité à la barre…

Bélier : Prems, prems, prems, le Bélier veut l’être partout et depuis son premier cours de danse. À la barre, au centre, dans la diagonale, pour le gala, ce signe se lance et s’élance comme une furie sur le parquet. Mais attention à ne pas faire son bélier buté et à prendre en note les corrections du professeur, pour ne pas finir avec une blessure…

Pas associé : les déboulés

Taureau : Travailleurs et appliqués, les Taureaux sont des élèves consciencieux en cours de danse… tant qu’on reste dans leur zone de confort. Généralement bien ancrés dans le sol, modèles de stabilité, les natifs du signe préfèrent les exercices simples et lisibles aux enchaînements compliqués. Et on peut toujours compter sur eux pour grignoter un bout après le cours.

Pas associé : le développé à la seconde

Gémeaux : Le danseur Gémeaux prend la classe pour son espace de liberté, où il s’envole dans son élément (l’air) tout en brillant un peu, ce qu’il ne lui déplaît pas. Ce n’est pas incompatible avec un certain sérieux et un côté bon élève appliqué, qui donne d’ailleurs de nombreux danseurs Étoiles natifs du signe. Attention quand même à écouter l’exercice au lieu de bavarder avec les autres élèves…

Pas associé : la pirouette 4e

Cancer : Nos chers Cancers n’osent pas trop se faire remarquer en général, et ce n’est pas le cours de danse qui va y changer grand-chose… Ils ont leur place, leurs habitudes, les gens qu’ils connaissent et aiment bien, si possible dans une petite école à l’ambiance familiale. Petit risque de prendre les corrections du professeur à peu trop à cœur.

Pas associé : le renversé attitude

Lion : Comme le Bélier, le Lion est lui aussi un signe des premiers rangs et des premiers groupes à passer. Mais attention, il peut aussi se croire un peu le roi du studio… Ce qui a quand même son avantage quand il laisse les autres le copier, qu’il se fait un plaisir de leur montrer l’exercice et qu’il prend en main l’organisation du spectacle de fin d’année.

Pas associé : le grand jeté bras couronne

Vierge : Le danseur Vierge, ou l’acharné du mouvement juste. Ceux qui ont lancé l’idée de refaire l’exercice 4 fois ou de reprendre la correction du pas même si le professeur l’adresse à un autre élève ? Ne cherchez pas, c’est eux. Un goût du travail bien fait que les professeurs adorent, mais n’oubliez pas votre part de fantaisie, ami·es Vierges !

Pas associé : les dégagés

Balance : C’est dans la discrétion que la Balance cherche, à son habitude (consciente ou non), à faire régner l’harmonie autour d’elle. C’est le/la camarade de cours discret·e, agréable, qui se mettra au diapason du groupe. Mais néanmoins impeccablement vêtu·e et avec la ferme intention de faire vibrer sa fibre romantique en interprétant l’exercice comme si il·elle était seul.e sur scène. 

Pas associé : le pas de valse

Scorpion : Nos scorpions vont vivre leur cours de danse comme un moment d’introspection intense et y trouver un espace à eux, qui leur fait le plus grand bien. Mais comme des petites tendances à l’autoflagellation peuvent revenir au galop, ils·elles sont aussi susceptibles de faire de chaque pas raté un drame planétaire… tout comme se prendre pour le cygne noir au milieu d’un exercice.

Pas associé : le piqué attitude

Sagittaire : Tout feu tout flamme et avec son inaltérable enthousiasme, le Sagittaire débarque dans le studio pour danser, oui, mais aussi faire des blagues, donner des conseils, se la péter sur ses exercices préférés, s’auto-vanner sur ce qu’il·elle maîtrise moins, et balancer ses quatre vérités à qui a besoin de les entendre. 

Pas associé : le temps de flèche 

Capricorne : Notre petit cabri zodiacal n’est pas là pour blaguer. Il·elle est concentré·e, appliqué·e, fronce les sourcils pour mieux entendre les corrections du prof et s’énervera copieusement contre les autres élèves qui se placent mal. Mais s’il y a un remplacement à faire pour le spectacle, on peut compter dessus : il·elle travaillera la variation nuit et jour et assurera sans faillir. 

Pas associé : les grands battements au centre

Verseau : Corriger un Verseau ? Ami·es professeurs, laissez tomber, sauf à faire appel à son intellect. Car le Verseau veut danser sans attache et s’exprimer à travers le studio comme s’il·elle était seul·e, oui, mais veut bien tout tant qu’il·elle y adhère. Se repère parce qu’il·elle prend la barre en chaussette et nourrit sa danse du cours de contemporain. 

Pas associé : le pas de basque 


Poissons : On l’entend à peine, regarde ses pieds quand on lui adresse la parole. Le danseur Poissons fait sa vie dans son coin à la barre, est réservé avec tout le monde, et tout d’un coup on repère cet élève qui danse divinement et semble vibrer avec le piano, et c’est lui·elle. Vous vous rappelez que l’année dernière, vous avez appris que Guillem et Noureev étaient de ce signe ? Ben voilà.

Pas associé : le penché arabesque

Le calendrier 2021 des BA

Pour la plus belle des années 2021, du moins celle de votre bureau ou votre table de chevet,

Retrouvez le calendrier des BA, avec les dessins de notre responsable de la comm Jean-Baptiste Rony, qui vous assurera une année néo et contemporaine !

Pour le commander, cliquez-ci dessous

ASTRO 2021 : découvrez avec quelles stars de la Danse vous partagez votre Soleil ☀️

Ah, lectrices, lecteurs, l’année 2020 n’a pas été facile et c’est donc sous des auspices meilleurs que nous souhaitons tous placer 2021… Mais, prudents, nous ne nous risquerons pas à des prévisions pour cette année (ne tentons pas le mauvais œil).

À la place, et après vous avoir fait découvrir quel était le personnage de ballet de votre signe, voyons à présent avec quelles stars de la Danse vous partagez votre Soleil…

Bélier – Marianela Núñez (23 mars) et Roberto Bolle (26 mars)

Premier signe du zodiaque, signe du renouveau, le Bélier impulse son énergie printanière à ce qui l’entoure. Peu de surprise à ce que Marianela Núñez et Roberto Bolle, deux artistes lumineux, énergiques et menant leurs carrières tambours battants (ou tête la première, comme vous, certainement), soient des natifs du signe.

Taureau – Tamara Rojo (17 mai) et Isaac Hernandez (30 avril)

Tamara Rojo et Isaac Hernandez partagent la scène, leur vie, et donc leur signe de naissance, le Taureau. On ne sera donc pas surpris qu’ils travaillent comme des acharnés pendant le confinement (le Taureau est travailleur), et qu’ils le fassent dans leur lieu préféré, la cuisine, qui est d’ailleurs fort belle (le Taureau aime la cuisine).

Gémeaux – Svetlana Zakharova (10 juin) et Johan Kobborg (5 juin)

J’aurais aussi pu vous parler d’Alina Cojocaru (27 mai) qui forme avec son Gémeau de mari un couple scène-ville-astre des plus harmonieux, mais ça faisait répétition avec Tamara Rojo et Isaac Hernandez. Pas étonnant, en tous cas, qu’avec un tel signe gémellaire Svetlana Zakharova soit une Odette/Odile aussi acclamée. Le charisme de ces artistes, mais aussi leur goût pour le voyage (postes aux 4 coins de l’Europe, super-tournées solo…) sont typiques des natifs du Gémeaux.

Cancer – Alice Renavand (19 juillet) et Ohad Naharin (22 juin)

Voici sans nul doute deux personnalités qui ont su faire de leur sensibilité et leur singularité des atouts pour exploser. C’est à pas comptés et au terme d’un parcours en zig-zag qu’Alice Renavand s’est imposée comme une éclatante Étoile, c’est en adoptant son chemin, en créant sa danse singulière, complexe et pleine de sensibilité qu’Ohad Naharin est aujourd’hui un incontournable de la danse du XXIe siècle. Du grand art de Cancer. 

Lion – Pina Bausch (27 juillet) et Charles Jude (25 juillet)

Lion solaire, Lion leader, Lion qui s’affranchit des règles… Pina Bausch, lionne du contemporain, a transcendé tous ceux qui se sont approchés d’elle et a imposé ses codes et sa vision de la Danse. Charles Jude est passé d’Étoile lumineuse de l’Opéra au rôle de directeur charismatique du Ballet de l’Opéra de Bordeaux où son souvenir marque encore les esprits. Deux fauves, on vous dit. 

Vierge – Marie-Agnès Gillot (7 septembre) et Saburo Teshigawara (15 septembre)

On retrouve sous le signe de la Vierge deux personnalités rigoureuses, méthodiques, dont le travail d’artiste a toujours été marqué par un grand sens du détail, de la sophistication et de l’exigence esthétique. Dans les deux cas, un aspect « contemporain » se dessine nettement, marque peut-être d’une préférence pour une danse sobre et épurée, plutôt que pour les lourdeurs de certains ballets classiques ? Avec ces deux personnalités, un terrain de Vierge se dessine effectivement !

Balance – Dorothée Gilbert (25 septembre) et Manuel Legris (19 octobre)

Manuel Legris a été le petit père de Dorothée Gilbert, le partenaire de ses débuts et celui de sa nomination d’Étoile : nul doute que ces deux esprits placés sous le signe de la Balance ont vite été sur une même longueur d’ondes. La sensibilité artistique des natifs de ce signe les conduit en effet vers les grands rôles dramatiques et un goût certain pour l’apparence (notamment vestimentaire) que leurs deux comptes Instagram ne viendront pas démentir. 

Scorpion – Maïa Plissetskaïa (20 novembre) et Laurent Hilaire (8 novembre)

Les natifs du signe du Scorpion se voient attribuer par l’astrologie un certain magnétisme, doublé d’une forme de noirceur, ce qui leur cause parfois du tort mais n’est pas totalement faux non plus. « Magnétique » s’applique sans aucun doute aux deux bêtes de scène qu’ont été la grande Plissetskaïa et le non moins majeur Laurent Hilaire. Quant à la noirceur, pensez à elle en Odile ou à lui en Frollo…

Sagittaire – Crystal Pite (15 décembre) et François Alu (3 décembre)

Une nouvelle fois, voici un signe commun qui a fait des étincelles sur scène. Tous les deux Sagittaires, Crystal Pite et François Alu partagent une forme de générosité, une personnalité affirmée et franche et un certain sens de l’humour qui doivent participer à leur bonne entente dans un studio. Au vu de la réussite de l’association, nombreux sont ceux qui attendent le prochain tir de flèches de ces deux-là !

Capricorne – Aurélie Dupont (15 janvier) et William Forsythe (30 décembre)

Les Capricornes sont réputés pour leurs personnalités sérieuses et rigoureuses, avec un côté « bons élèves » et même un peu de froideur… Aurélie Dupont a parlé à plusieurs reprises du syndrome de la première de la classe qu’elle avait pu sentir pendant sa carrière, quant à William Forsythe, ses œuvres sans concession sur une musique électronique au couteau parlent pour lui. Rappelons-nous toutefois que le Capricorne se bonifie et lâche du lest avec le temps : de In the Middle à Blake Works I en somme. 

Verseau – Agnès Letestu (1er février) et Mikhaïl Baryshnikov (27 janvier)

Le Verseau aime sa liberté et cultive sa…versatilité. Agnès Letestu a nourri sa danse du théâtre et s’est plongée avec passion dans la conception de costumes de scènes, quant à Misha Baryshnikov, c’est un modèle de versatilité à lui tout seul. Sous cet astre se réunissent ainsi deux artistes complets et intelligents, qui ont toujours su aller hors des sentiers battus, en bon natifs du signe. 

Poissons – Sylvie Guillem (23 février) et Rudolph Noureev (17 mars)

Ce tour du zodiaque se termine par un couple singulier sous le signe du Poisson. Guillem et Noureev, deux monstres sacrés qui se sont peut-être trouvés grâce à cette sensibilité partagée, un goût commun du secret et de la discrétion parfois oublié au profit de pétages de câbles mémorables. Deux poissons d’eaux profondes avec un affect exacerbé, que la scène a canalisé vers deux grands artistes.

Les Conficours des BA

Les cours des BA ne peuvent pas avoir lieu au Studio Bleu ? Retrouvez-les en ligne !
Accessibles à tous, préparés avec amour et encadrés par Maxime Thomas, continuez à danser une heure chez vous pendant le confinement.

Le deuxième Conficours aura lieu le dimanche 29 novembre à 11h, sur votre ordinateur ou votre tablette !

Infos pratiques : le lien sera envoyé aux participants par mail la veille du cours – Le cours se fera sur Jitsi – L’argent sera intégralement reversé à Maxime Thomas.

Inscriptions ci-dessous ⬇

Crédit Photo : Benoît Auguste

Les Conficours des BA

Les cours des BA ne peuvent pas avoir lieu au Studio Bleu ? Retrouvez-les en ligne !
Accessibles à tous, préparés avec amour et encadrés par Maxime Thomas, continuez à danser une heure chez vous pendant le confinement.

Le premier Conficours aura lieu le dimanche 15 novembre à 11h, sur votre ordinateur ou votre tablette !

Infos pratiques : le lien sera envoyé aux participants par mail la veille du cours – Le cours se fera sur Teams – L’argent sera intégralement reversé à Maxime Thomas.

Inscriptions ci-dessous ⬇

Crédit photo : Benoît Auguste

À la rencontre du Malandain Ballet Biarritz

Suite à notre interview de Nuria Lopez Cortes et Mickaël Conte (si vous ne l’avez pas encore écoutée, foncez en cliquant ici) publiée la semaine dernière, nous avions envie de vous en faire découvrir un peu plus sur cette belle compagnie française !

Avec plus de quatre-vingts oeuvres à son actif, Thierry Malandain développe une idée toute personnelle de la danse, et donne la priorité au corps dansant, à la célébration de sa sensualité et de son humanité. Sa recherche du sens et de l’esthétique guide aussi un style intemporel à la fois musclé, énergique et sobre, qui puise sa richesse dans les racines de la danse et dans une vision dynamique de cet art.

Commençons le petit tour d’horizon avec les très beaux pas de deux de Mozart à 2 :

Dernière création de Thierry Malandin, la Pastorale invoque l’antiquité grecque comme lieu de nostalgie et de perfection artistique, de la douleur d’un désir sans fin à la béatitude de la lumière originelle :

Quant à Nocturnes, il se présente comme une fresque, comme un songe écrasé sous le poids d’une éternelle mélancolie :

Le ballet Noé propose une relecture de la Création avec un Adam tiré des eaux, et symbolise la naissance d’un nouveau monde, meilleur que le précédent :

Une autre version de Cendrillon, faite de cendres et de merveilleux, tantôt tragique, tantôt comique, dans laquelle s’écrit quelque chose d’universel :

Enfin pour finir, retrouvez les coulisses de la création de Marie Antoinette, qui sera dansé (nous l’espérons !) sur la scène de l’Opéra Royal de Versailles fin décembre :

Nous espérons que ces aperçus vous auront donné envie de les applaudir en scène !

Prenez soin de vous, à très vite.

Crédit photo : Olivier Houeix

ConcoursDesBA#23 La Dame aux camélias au cinéma avec Pathé Live

Avec La Dame aux camélias, le Ballet du Bolchoï embarque le public au cœur du drame d’Alexandre Dumas Fils chorégraphié par John Neumeier sur une musique de Frédéric Chopin, avec la superstar du Bolchoï Svetlana Zakharova dans le rôle de Marguerite Gautier. Le ballet est à découvrir le dimanche 1er novembre à 16h au cinéma.

L’auteur s’est inspiré de sa romance avec Marie Duplessis pour créer et raconter l’histoire de Marguerite Gautier, jeune courtisane atteinte de tuberculose qui consent à abandonner sa vie de luxure par amour pour son amant Armand Duval, interprété sur la scène du Bolchoï par Edvin Revazov, danseur invité du Hamburg Ballet selon la volonté de John Neumeier.

Créé en 1978, le ballet du chorégraphe américain reprend l’idée des flash-backs qui constituent le fil narratif du roman, et met en parallèle les destins de Marguerite Gautier et de la Manon Lescaut, de l’Abbé Prévost. Menée par l’étoile Svetlana Zakharova, la troupe du Bolchoï offre un spectacle intense et puissant sur les plus beaux morceaux de Chopin qui vacillent entre fantaisie et mélancolie.

L’histoire ? Armand Duval se retrouve à la vente aux enchères des biens de Marguerite Gautier, qui fut l’une des courtisanes les plus en vue de Paris et son amante. Les objets qui s’étalent sous son regard réveillent en lui les souvenirs encore vifs de leur turbulente histoire d’amour.

Alors, ça vous tente ? Tentez de gagner deux places* pour assister au ballet le 1er novembre prochain dans le Gaumont participant de votre choix à 16h en répondant à la question suivante :

De quelle compagnie est issu Edvin Revazov, le danseur étoile qui accompagne Svetlana Zakharova sur la scène du Bolchoï ?

Envoyez-vite votre réponse par mail à concoursdesba(at)gmail.com !

Edit du 23 octobre : Il s’agit du Hamburg Ballet ! Bravo à tous pour vos réponses, c’est Sophie qui a gagné les deux places ! Sophie, nous t’envoyons un mail avec les modalités de retrait des places.

Un tirage au sort sera effectué parmi les bonnes réponses le vendredi 23 octobre et le gagnant sera annoncé sur cette page !

Ce programme sera proposé en HD et son 5.1 dans plus de 150 cinémas Pathé, Gaumont, Kinepolis, Cinéville, Ciné Alpes et de nombreux cinémas indépendants en France. La première partie de la saison 20/21 du Ballet du Bolchoï au cinéma s’achèvera avec le grand classique Casse-Noisette le 20 décembre.

*  Concours réservé aux membres des Balletomanes Anonymes ouvert du 19 octobre 2020 15h jusqu’au 22 octobre 2020 23h59. Un lot de deux places est mis en jeu. Tirage au sort effectué le 23 octobre par le bureau des Balletomanes Anonymes parmi les bonnes réponses reçues à l’adresse concoursdesba(at)gmail.com et annoncé sur cette page, sur les réseaux sociaux et par mail dès 15h.

Crédits photos : Damir Yusupov

ConcoursDesBA#22 Roméo et Juliette au cinéma avec Pathé Live

Inspiré de l’œuvre incontournable de Shakespeare, le ballet Roméo et Juliette chorégraphié par Alexeï Ratmansky et dansé par les étoiles du Bolchoï de Moscou est à découvrir le dimanche 4 octobre à 16h au cinéma partout en France.

L’histoire des amants de Vérone n’a cessé d’être une source d’inspiration depuis que Shakespeare a popularisé la passion tragique de Juliette Capulet et Roméo Montaigu, à qui la rivalité funeste de leurs deux familles coûtera la vie. Le premier ballet inspiré de la pièce du dramaturge anglais voit le jour à la fin des années 1930 sur la célèbre partition de Sergueï Prokofiev.


Le chorégraphe Alexeï Ratmansky revisite l’éternel classique de Shakespeare dans une chorégraphie d’une grande intensité dramatique. Les étoiles Ekaterina Krysanova et Vladislav Lantratov interprètent avec fougue et conviction la romance tragique de Roméo et Juliette dans une mise en scène théâtrale, sobre et authentique.

L’histoire ? En dépit de la haine sans bornes de sa famille pour les Capulets, Roméo aime profondément Juliette, et Juliette l’aime en retour. Mais la rivalité de leurs deux maisons coûtera la vie à Mercutio, l’ami de Roméo, provoquant chez lui un funeste désir de vengeance.

Alors, ça vous tente ? Tentez de gagner deux places* pour assister au ballet le 4 octobre prochain dans le Gaumont participant de votre choix à 16h en répondant à la question suivante :

Quelle compagnie de danse, autre que le Bolchoï, inclut le Roméo et Juliette de Ratmansky dans son répertoire ?

Envoyez-vite votre réponse par mail à concoursdesba(at)gmail.com !

Edit du 22 septembre : Il s’agit du National Ballet of Canada ! Bravo à tous pour vos réponses, c’est Nicolas qui a gagné les deux places ! Nicolas, nous t’envoyons un mail avec les modalités de retrait des places.

Un tirage au sort sera effectué parmi les bonnes réponses le mardi 22 septembre et le gagnant sera annoncé sur cette page !

Ce programme sera proposé en HD et son 5.1 dans plus de 150 cinémas Pathé, Gaumont, Kinepolis, Cinéville, Ciné Alpes et de nombreux cinémas indépendants partout en France.

*  Concours réservé aux membres des Balletomanes Anonymes ouvert du 18 septembre 2020 15h jusqu’au 21 septembre 2020 23h59. Un lot de deux places est mis en jeu. Tirage au sort effectué le 22 septembre par le bureau des Balletomanes Anonymes parmi les bonnes réponses reçues à l’adresse concoursdesba(at)gmail.com et annoncé sur cette page, sur les réseaux sociaux et par mail dès 15h.

Crédits photos : Damir Yusupov

La vraie vie des personnages de ballet en confinement

Le confinement a marqué la danse, comme le reste du monde, c’est une certitude. Cours en ligne, workout maison et désespoir de voir les salles fermées, chacun y est allé de son état d’esprit enfermé chez soi. Les personnages de ballets ne sont pas en reste : si certains ont pu s’échapper de leur clôture pour quelques livestreams d’urgence, pour eux aussi, le confinement a été une période singulière.

Les Balletomanes Anonymes sont aujourd’hui en mesure de vous révéler, en exclusivité, quelle a été la vraie vie des personnages de ballet au cours des deux mois écoulés.

Aurore

N’étant pas à quelques mois près, la princesse Aurore en a rajouté deux à ses cent ans de sommeil. Assoupie comme à son habitude, elle n’a rien vu de ce qui s’est passé, n’est au courant de rien, perdue dans ses songes de princesse, dans son lit de princesse, avec sa robe de princesse. Mais sans son prince. Heureusement qu’elle aime dormir, Aurore : non seulement Désiré n’a pas pu aller la réveiller pendant le confinement, mais les gestes barrières lui interdisent de l’embrasser pour la réveiller. La fée Lilas a beau lui répéter que si, pour une fois il peut faire une exception, il a trop peur, le bougre. Et voilà, encore un mariage reporté à cause du Covid.

Le Jeune Homme

Le Jeune Homme était déjà confiné dans sa chambre de bonne à Paris, il a donc continué à naviguer entre spleen, bowling avec des meubles, désespoir, et longues pauses clopes sur son lit, les yeux dans le vague pendant que les cendres tombaient sur ses draps. Le Jeune Homme, il a vécu sa petite vie tranquille. D’ailleurs, en parlant de vie, la Mort n’a même pas pu lui rendre sa visite habituelle, le confinement rendant impossible les balades nocturnes sur les toits de Paris.

Cendrillon

Cendrillon était, elle aussi, déjà enfermée chez elle de toutes façons. Mais l’annulation du bal du Producteur, ça lui a mis un coup au moral tout de même. Heureusement, son quotidien s’est un peu adouci : dans leur ennui, ses sœurs et sa marâtre se sont prises de passion pour les tâches ménagères. Les voilà qui se battent pour lui prendre le balai des mains, et à lui demander ses trucs et astuces pour une recette réussie de pain cuit sous la cendre. Heureusement, en bonne cinéphile, Cendrillon a pu utiliser ce temps libre pour regarder une quantité de films. Si avec ça elle n’a pas plein de trucs à dire au Producteur…

Solor

Manque de chance, quand le Rajah a annoncé le confinement et, par conséquent, la fermeture du Palais, Solor était parti chasser le tigre. Il trouva porte close à son retour. Même pas la peine d’aller quémander refuge au Temple, le Grand Prêtre se faisant un plaisir de lui opposer la plus stricte politique sanitaire. Errant dans la forêt, il essaya plusieurs jours de trouver des opiacés pour calmer ses crises d’angoisse. Il finit par fumer des orties. Il nous a d’ailleurs déclaré à ce sujet : « Très mauvais baye, les Ombres n’étaient pas aussi nettes que d’habitude. T’as de la bonne, toi ? ».

Juliette

Le bal des Capulet avait mis Juliette en joie : quelle chance, il a eu lieu le dernier week-end avant le confinement. Le Covid s’était invité à la fête : ses parents étaient tombés malades juste après, ce qui l’inquiétait un peu. Tybalt aussi, mais elle se faisait moins de souci pour son gaillard de cousin. Au fond, cela l’arrangeait bien, car elle avait ainsi le champ libre pour attendre Roméo à son balcon. Seulement, plus beau que courageux, le joli Montaigu n’est jamais venu… Lasse d’attendre, Juliette a donc fini par danser avec les arbres du jardin, faute de mieux.

Albrecht

Albrecht a eu une chance incroyable : il était dans ses terres de Silésie lorsque le confinement a été annoncé. Il a donc profité de son séjour champêtre pour se balader dans les bois, la nuit, son ténébreux manteau drapé autour de lui, mais il manquait quelque chose. Il a bien senti, Albrecht, que son destin romantique était contrarié par le confinement : pas un joueur de dés, pas un rival jaloux, pas une Wili à rencontrer dans la forêt. Il aurait bien voulu pousser jusqu’à la tombe de Giselle, pour voir, mais elle était à plus d’un kilomètre de son domicile (ce que Wilfried, son page, n’a pas arrêté de lui répéter).

Siegfried

Confiné au château, c’est dans la plus stricte intimité familiale que le prince Siegfried a fêté son anniversaire. Pas de valse et de polonaise avec les copains, passe encore. Mais seul autour du gâteau avec sa mère et son précepteur, c’était carrément glauque. Le tout a commencé à devenir carrément flippant quand ledit précepteur, rendu fou par l’enfermement, s’est mis à courir dans les couloirs en battant des bras comme si c’étaient des ailes. Et impossible de dormir avec ce cygne qui venait frapper à sa fenêtre toutes les nuits. Il nous a déclaré : « Si on doit reconfiner, je préfère aller me jeter dans le lac ! ».

La Dame aux camélias

Marguerite est une femme du monde, et vit de ses rencontres. Alors quoi, laisser la crinoline au placard, ne plus sortir à l’Opéra, ne plus voir personne, et surtout pas ses admirateurs ? Quelle idée ! Qu’à cela ne tienne, Marguerite a fait porter des petits cartons chez ses amis : chez elle, on reçoit. La police a été bien surprise de voir tout ce beau monde folâtrer chez la demi-mondaine… Heureusement que le duc a gentiment payé les amendes de tout le monde. Pas découragée, Marguerite a quitté Paris sans attestation (mais avec un Armand ravi) pour sa maison de campagne.

Don José

Don José n’était que douleur lorsque la fermeture de sa taverne préférée a été annoncée. Adieu, les soirées avinées, les danses avec des chaises, les batailles d’ivrogne, les copains, et les copines à perruques… Après s’être lamenté sur son triste sort, Don José, jamais à court de (mauvaises) ressources, s’est frotté les mains quand il a vu dans la panique sanitaire l’occasion de faire de bonnes affaires. Aidé de ses relations chez les contrebandiers et fin connaisseur des habitudes de la police, il a monté un trafic de masques et de gel hydroalcoolique. On vous laisse deviner comment tout cela s’est fini (on peut juste vous dire que même avec la réouverture des bars, il ne va pas la revoir de sitôt, sa taverne).

Lise

La Fille mal gardée n’a jamais aussi bien porté son nom. Déjà pas bien disciplinée en temps normal, ce n’est pas un « confinement » qui allait l’empêcher de n’en faire qu’à sa tête. La mère Simone, pas plus commode que d’habitude, est tout aussi débordée par les événements. Alors Lise s’en donne à cœur joie, et file à travers champs retrouver Colas. Les risques ? Lise s’en fiche, ou n’en n’a pas conscience. À qui l’embête, elle répond que « danser avec un ruban est un moyen infaillible de garantir la distanciation physique ». Avant de nous avouer, étouffant un rire, qu’il lui arrive parfois de s’enrouler dans le ruban…

Trois questions aux danseurs experts d’Instagram

Trois questions à… est notre nouvelle rubrique qui répond à toutes vos interrogations existentielles balletomaniaques !

En raison de questions particulièrement pertinentes et afin de protéger notre invité, nous vous informons que cette interview est totalement anonyme.

Instagram, c’est le Linkedin de la danse ?

Un peu oui ! Mais à prendre avec des pincettes, danseur Instagram et danseur real life ce n’est pas pareil … mais ça permet à certains de se révéler et de mettre en valeur leur travail, plus parlant qu’un CV ! 

Qu’est ce qui peut parfois t’énerver sur Instagram ?

Les comptes de danseurs/danseuses qui véhiculent une image malsaine de la danse, même si c’est inconscient. Ceux qui en plein mois d’août vont se lever a 6h pour faire des abdos et des burpees, puis une barre et des fouettés tous les jours, qui prônent des conseils nutritionnels intenables et mauvais pour la santé (de type manger deux pommes par jour) et qui ont une vibe un peu flippante globalement. Sinon, il y a aussi le fait qu’Instagram est un moyen de se mettre en valeur en montrant des aptitudes hors pairs, donc quand on scrolle et qu’on voit que des physiques surnaturels, cela peut être carrément déprimant et ôter tout espoir de pouvoir danser si l’on a pas ces qualités extraordinaires…

Alors que la danse, c’est pour tout le monde et c’est avant tout de l’Art ! L’artistique est un peu secondaire sur Instagram, le physique est ce qui est le plus mis en avant, c’est dommage car ce qui créé de l’émotion, c’est une personnalité, pas une souplesse ou un cou de pied, même si c’est beau. Et le travail permet aussi de beaucoup développer ses aptitudes physiques, donc pour combattre le coup de blues, on bosse, on relativise et on constate les progrès avec bonheur sans dramatiser ! Le but n’est pas de devenir comme untel ou untel, mais d’être la meilleure version de soi-même. 

Certains comptes Insta sont très drôles : ce sont lesquels, ceux qui te font rire à chaque fois ?

@balletmoods, hilarant avec ces memes si véridiques et sa façon de tourner en dérision les tocs et comportements étranges des danseurs. Drôle de voir que c’est international, en fait, toutes les compagnies ont les mêmes types de situations, à chaque post je me dis « c’est tellement ça ! ». Et quand on parlait de relativiser, ce compte fait un bien fou.

Le nouveau compte @modelsdoingballet, une bonne vielle critique des mannequins qui ont le malheur de devoir incarner des danseurs, et qui doivent être les premiers mal à l’aise. Ce qui fait halluciner, c’est le ou la DA qui choisi consciemment de mettre ces photos criantes de non-professionnalisme. C’est à la fois très drôle et un peu déprimant, se dire que quelqu’un ne fait pas la distinction entre une position faite par quelqu’un qui n’a jamais mis un orteil dans un studio et quelqu’un qui en fait sa vie, on se dit que c’est vain tant de travail pour si peu de reconnaissance … Anyway, de toute façon les salles sont remplies de gens qui apprécient, eux, et on les remercie ! 

Sinon il y a aussi @biscuitballerina, @balleturfu

Bonus : les comptes à suivre absolument ?

@tilerpeck, particulièrement en ce moment pour ses cours en live tops, hyper adaptés au contexte et avec deux niveaux de difficulté pour qu’un max de personnes puisse en profiter.

@balletmoods parce que c’est juste hyper drôle.

@ikaubert pour ses sublimes photos de spectacles.