Où trouver les Balletomanes Anonymes en janvier ?

Cher ami Balletomane Anonyme,

L’heure est grave : Noël est déjà terminé, et bientôt Don Quichotte pliera bagages pour retourner en Espagne, te laissant orphelin. Quelque part, ce n’est pas plus mal car tu as entamé ton livret A pour voir toutes les distributions.

Nous te retenons tout de suite : ne range pas ta carte bancaire, deux-trois petites choses méritent ton attention !

Par exemple, si tu veux rester dans l’ambiance “Hiver en Scandinavie”, le théâtre de Chaillot te propose à partir du 16 janvier dix jours de Festival nordique , qui devraient apporter de la lumière dans ton petit cœur ! Tu peux en profiter pour voir, si ce n’est pas déjà fait, Nouvelles pièces courtes de Philippe Decouflé jusqu’au 21, et Acta est fabula de Yuval Pick à partir du 9.

 

Du côté du Théâtre de la Ville, Anna-Theresa de Keersmaeker et Salva Sanchis proposeront A love suprem à partir du 9 janvier à l’Espace Pierre Cardin, qui sera suivi par Dystopian dram (de Wang Ramirez) dès le 25. Au Centre Pompidou, tu pourras ajouter Flood de Daniel Linehan à partir du 17.

 

Et si l’Opéra de Paris te manque beaucoup trop, c’est vrai quoi, c’est pas possible ces vacances en janvier, nous te proposons d’investir dans un ticket de RER pour te rendre à Massy, Incidence chorégraphique pourrait y traîner le 27.

En parlant de RER, si tu as loupé La Belle et la bête du Malandain Ballet Biarritz, fonce à Saint-Germain-en-Laye le 16 janvier !

 

Par ailleurs, tu sais que chez les Balletomanes Anonymes, on aime sortir de la région parisienne pour avoir de belles surprises. Du côté de Strasbourg, on n’est pas déçu car ça bouge encore pas mal, avec Chaplin de Mario Schröder à partir du 11 janvier au Ballet du Rhin. À l’autre bout de la France, le Ballet du Capitole se met à l’heure italienne avec Les liaisons dangereuses (Bombana) et Cantate (Bigonzetti) à partir du 24.

 

À partir du 16 janvier, l’ENB propose un programme qui en fera frémir plus d’un : Le jeune homme et la mort (qu’on aimerait tant revoir à Paris <3) de Roland Petit, et La Sylphide d’Eva Kloborg et Frank Anderson ! Autant en profiter pour passer par le Royal Ballet juste avant, les 11 et 12, pour la soirée Draft Works 2018, qui sera sûrement riche en belles découvertes chorégraphiques, et juste après, le 19, pour GISELLE !

 

Dans un monde idéal, nous nous expédierions ensuite à Rome, pour Une soirée française, avec Suite en blanc (Lifar) et Pink Floyd Ballet (Petit) dès le 28 janvier.

 

Notez également que le Ballet de Vienne prévoit Peer Gynt d’Edward Clug à partir du 21 janvier. Session de rattrapage du côté de Berlin et Dresde : d’il y a quelques mois pour la première, puisque qu’on y verra Joyaux de Balanchine, d’il y a quelques années pour la seconde, avec Impressing the Czar, qui nous avait justement fait tant vibrer.

Ah et sinon le New York City Ballet te propose un programme All Balanchine, au cas où tu serais un peu en manque.

Nous pensons bien naturellement au Bolchoï et au Mariinsky, qui donnent tout chaque mois pour te proposer un programme de folie, à base de Corsaire, de Lac des cygnes, de Giselle, de Roméo et Juliette… (soupir).

 

Mais finalement, peut-être que ton petit cœur de balletomane anonyme ne battra que pour une nouvelle aventure des Moomin à Helsinki (Kenneth Greve) <3

ConcoursDesBA#4 Dansez en famille à l’occasion des fêtes de fin d’année !

À l’occasion de la publication de notre vidéo #25 du calendrier de l’Avent, nous vous proposons un chouette concours !

Vous aimez danser ? Nous pensons que vous pouvez faire danser toute votre famille !

Challenge : apprenez la chorégraphie et filmez-vous avec votre mémé, votre petit frère, tous vos cousins-cousines, votre chien, votre meilleur ami… et postez-la sur les réseaux sociaux en public avec les #Calendrierdelavent  et #BalletomanesAnonymes

La vidéo la plus festive, la plus souriante, la plus dansante, la plus balletomaniaque recevra un lot de plusieurs très chouettes cadeaux dansants* !

À vous de danser !

 

*  Concours ouvert à tous ouvert du 27 décembre 2018 15h jusqu’au 1 janvier 2018 23h59. Un lot de trois cadeaux est mis en jeu. Tirage au sort effectué le 2 janvier au matin par le bureau des Balletomanes Anonymes parmi les vidéos publiées et annoncé sur cette page dès 15h.

Les danseurs du mois de Décembre !

Aujourd’hui, c’est Noël ! Alors l’équipe du bureau des Balletomanes Anonymes vous propose non pas de rencontrer un danseur mais une sacrée brochette ! Ne nous remerciez pas, c’est cadeau !

Merci à tous les danseurs d’avoir répondu à nos questions ! Joyeuses fêtes à tous !

N’hésitez pas à partagez la vidéo sur vos réseaux !

Retour sur… la rencontre avec Ariane Dollfus

Un salon confortable et chaleureux au centre de Paris, des balletomanes privilégiés et Ariane Dollfus :  un décor parfait pour notre deuxième édition des Salons d’Honoré, ces rencontres que l’association des BA compte vous proposer régulièrement avec des personnalités en lien avec le monde de la danse !

C’est donc la journaliste et autrice Ariane Dollfus qui vient de publier Béjart, le Démiurge chez Arthaud que nous recevions mardi soir dernier. Pendant plus d’une heure, Ariane nous a raconté Béjart, avec beaucoup de passion. De l’humour, des anecdotes, l’histoire du livre et la manière dont il s’est construit, cette rencontre a enthousiasmé les balletomanes présents.

 

A l’instar de son Noureev l’insoumis, sa biographie de Béjart raconte l’histoire de cet homme par thématique. Pour ne pas tout dévoiler aux futurs lecteurs, nous avons fait le choix d’aborder seulement certains thèmes du livre, afin de susciter l’envie de découvrir ce chorégraphe que finalement, nous connaissons mal en France.

Maurice Béjart, c’est plus de 350 ballets et beaucoup d’écrits, d’interviews, de polémiques. C’est un grand militant de la danse, sans la restreindre à ce qu’elle est mais en faisant de ses artistes des touche-à-tout. Pour cela, il monte des écoles, Mudra, Rudra et Mudra-Dakar. On y enseigne la danse, mais aussi la musique, le yoga, le kendo, le théâtre. Béjart est un homme spirituel, qui se nourrit de toutes ses lectures, de ses voyages, de ses rencontres. Ariane Dollfus nous raconte ce chorégraphe humble qui n’hésite pas à dire quand une oeuvre est ratée. Ce qui compte c’est de créer, d’offrir au grand public la danse.

Ariane Dollfus est bien entendu revenue sur le conflit Noureev/Béjart, ce dernier ayant nommé Manuel Legris et Eric Vu-An danseurs étoiles sans l’accord de Noureev. Avec son talent de narratrice, on rit en imaginant Noureev criant depuis les coulisses un “poisson d’avril” et dire “niet niet”. La polémique s’est poursuivie dans la presse (une pleine page dans le Figaro !)  et au JT national.

Maurice Béjart adorait les médias, il était un “bon client”. Ariane Dollfus nous raconte aussi quand elle a eu affaire à lui, toujours adorable, répondant à ses questions avec beaucoup d’humour et de malice. Ariane Dollfus a du aussi revoir toutes ses interviews, les livres qu’il a lui même écrits pour construire son livre.

Nous abordons également l’enfance de Maurice Béjart, né Berger, fasciné par un père brillant, agronome le jour, philosophe la nuit. Très jeune, il crée des petits spectacles. Petit à petit, au fur et à mesure l’amour de la danse grandit en lui et n’aura de cesse de la faire vivre.

 

La soirée s’est poursuivie autour d’un verre et d’un petit buffet. Les balletomanes se sont fait dédicacer leur exemplaire du livre et la conversation dansante a continué dans la bonne humeur. Un petit esprit de Béjart s’y était introduit, “la danse n’a plus rien à raconter mais beaucoup à dire” ! C’est pourquoi on vous conseille vivement de lire le livre !

On espère vous voir nombreux à notre prochaine rencontre !

Merci à Honoré pour son accueil, sa gentillesse et ce lieu magique !

La Balletomane Anonyme du mois de décembre

Présente-toi, dis nous quand a commencé ton addiction ?

Bonjour, je m’appelle Cristina et je n’ai pas vu de ballet depuis une semaine !

Cette addiction est ancienne. Je suis en maternelle, justaucorps rose (une autre addiction), collants, 1/2 pointes,  et je rigole beaucoup à faire des pas chassés !

Ensuite : Rêver d’être Petit Rat / Danser au Spectacle / Avoir un tutu / Faire des pointes / Les Quatre Petits Cygnes sur une VHS du Lac de Bourmeister Pietragalla-Dupond / Bastille pour la Belle / Pina Bausch-O Dido (j’avais fait en 4ème un exposé sur l’Enéide !) / Garnier pour Manon / Ciaravola qui monte / Soirée à l’Opéra / Angoisse pour le Concours / Soirée à l’Opéra / Parler Ballet dans toute nouvelle conversation / Soirée à l’Opéra / Cours de Danse / Soirée à l’Opéra / Rencontrer les Balletomanes Anonymes / Soirée à l’Opéra/…

Ta famille l’a acceptée ? Raconte-nous.

« Mais tu n’as pas déjà vu le Lac des Cygnes 2 fois cette semaine déjà » ? (Effectivement, je (ne) l’aurai vu (que) 5 fois sur la série, et 3 fois avec la même distribution )… Ça, c’était au début !

Désormais ils acceptent/admettent, m’accompagnent parfois (n’assument pas forcément mon Bravoooooooo à chaque fin de variation –cf le 6/12/15 au Deuxième Balcon), écoutent mon analyse évidemment très pertinente de la programmation/ des promotions-distributions, me demandent mon programme Danse de la semaine…

Ici, on sait qu’on soigne le mal par le mal. Que fais-tu quand tu es en manque de danse ?

J’écoute la musique de la Belle au Bois Dormant ou ma playlist « Chopin et la Danse ». Mais le plus efficace est le « Trou Noir YouTube » : captations de Ballet / variations classiques du Prix de Lausanne / Classe du ROH lors du World Ballet Day / Documentaire sur la création de la Bayadère… Je partage mes découvertes avec d’autres Balletomanes, on s’entraide énormément.

A quel ballet es-tu accroc ?

La Belle Au Bois Dormant ! Je n’imagine pas mon anniversaire sans Adage à la Rose (en prenant des multiples à décimales j’ai 16 ans tous les ans !)

A quel danseur voues-tu un culte ?

La Danseuse m’ayant le plus émue ces dernières années : Héloïse Bourdon <3 ! Le manque est difficile à gérer, heureusement depuis peu des captations pirates m’aident à tenir.

As-tu des vices dansants cachés ? 

Je passe trop de temps en cours de danse à retrouver et retenir la mélodie d’un exercice qu’écouter les instructions pour l’exercice suivant,  et je ne peux m’empêcher de travailler mes diagonales de la semaine devant un looooong couloir abandonné. Aussi, lors de longs temps passés debout, il n’est pas rare de me retrouver en première ou cinquième…

As-tu l’intention de te soigner ?

Absolument pas, il est beaucoup plus facile de communiquer mon addiction à mon entourage ! La Balletomanie règnera !

Tu as besoin de parler de ton addiction ? Tu veux être le prochain Balletomane du mois ? Contacte-nous !

Le podcast des Balletomanes Anonymes #2

Pour vous faire vivre la danse au plus près de ceux qui la font chaque jour, nous vous présentons notre podcast « Variations sur… ». Ce mois-ci, quatre danseurs nous racontent Play d’Alexander Ekman : comment ils ont travaillé , comment ils vivent cette nouvelle création et nous donnent forcément très envie de découvrir cette pièce.

Une autre manière de découvrir le spectacle, avec les mots de ceux qui le vivent sur la scène.

Play d’Alexander Ekman est à découvrir du 4 au 31 décembre au Palais Garnier. 

Un grand merci à Alice Catonnet, Takeru Coste, Marion Gautier de Charnacé et Caroline Osmont pour avoir répondu à toutes nos questions !

Où trouver les Balletomanes Anonymes en décembre ?

Cher ami Balletomane Anonyme,

Ça y est, le compte à rebours a commencé ! Tu as acheté ton calendrier de l’Avent et tu te demandes quand le sapin rouge de Garnier fera son retour (ce qui permettra aux apprentis BA à qui tu as donné rendez-vous au sapin de vraiment te retrouver à l’entracte).

Il ne manque qu’une seule chose pour que ton bonheur soit total : CASSE-NOISETTE.

C’est pourquoi ce mois-ci nous t’avons préparé un calendrier des premières de Casse-Noisette à travers l’Europe (et New-York), pour que tu n’en loupes vraiment pas une seule.

  • Tu es en retard : le ballet de Dresde (Jason Beechey, Aaron S. Watkin) et le NYCB (Balanchine) ont commencé en novembre
  • Tu vas devoir te détripler : Berlin (Nacho Duato), Copenhague (Balanchine) et Helsinki (Wayne Eagling, Toer van Schayk) ont accordé leurs violons sur le 1er décembre
  • Tu files en Russie à Saint Pétersbourg (Kiril Simonov) le 2
  • Tu te téléportes à Londres voir le Royal Ballet (Peter Wright) et à Rome (Ofelia Gonzalez, Pablo Moret) dès le 5 
  • Tu vas profiter du soleil de Toulouse (version Kader Belarbi) le 21
  • Tu refais le grand écart le 23, pour être à la fois à Vienne (Noureev) et au Bolchoï (Yuri Grigorovich).

Et voilà, bon voyage !

 

Pardon ? Tu dis que tu n’avais pas particulièrement l’intention de compter les flocons en décembre ? Que tu veux du soleil, des castagnettes et des olé ?

Petit veinard : plusieurs compagnies ont tout misé sur Don Quichotte ! Nouvelle petite liste :

(Parenthèse presque inutile : le Bolchoï propose également La fille mal gardée, Flammes de Paris, et le Mariinsky Giselle, Le Corsaire, Anna Karenine… normal, quoi).

 

Toutes ces réjouissances te laissent de marbre ? Nous avons d’autres solutions à te proposer !

Dès le 4 décembre, Alexander Ekman débarque à Garnier avec sa piscine de balles pour te proposer sa nouvelle création, Play.

 

Si tu es plutôt dans une humeur contemporaine, les autres théâtres parisiens ne seront pas en reste, avec :

 

Partout ailleurs, le classique et le néo-classique seront à l’honneur en décembre.

Le Ballet Nice Méditerranée propose ainsi un programme Roméo et Juliette (Eric Vu-An)/La Sylphide à partir du 23.

À la Scala, tu pourras assister à La Dame aux camélias (Neumeier) qui te manque tant à partir du 17 décembre. Neumeier sera aussi bien présent au Staatsoper à Vienne le même jour, avec Verklungene Fest et Josephs Legend.

À Stuttgart, tu pourras te laisser tenter par Le Lac des cygnes (John Cranko) à partir du 6. Ou encore par La Belle au bois dormant (Peter Wright) à partir du 9 décembre à Amsterdam.

Enfin, Alice’s Adventures in Wonderland de Christoper Wheeldon posera ses bagages à Stockholm dès le 6.

Quelque chose nous dit qu’on n’a pas fini de parler de la Suède. C’est un peu comme Rome, en fait.

Bonne fin d’année balletomanique !

ConcoursDesBA#3 Casse-Noisette au cinéma avec Pathé Live

Le ballet le plus féérique du Bolchoï, Casse-Noisette, revient au cinéma pour une date unique le dimanche 17 décembre à 16h. Donné dans la version de Youri Grigorovitch, ce ballet de Noël mythique connaît depuis plusieurs années le succès sur grand écran. Cette saison plus de 20 000 spectateurs sont attendus dans les salles françaises pour se laisser transporter par la magie de Noël.

L’histoire ? Nous sommes la veille de Noël… Tandis que les douze coups de minuit sonnent, la poupée Casse-Noisette de Marie prend vie et se transforme en prince ! Alors commence une grande aventure que la petite fille n’est pas prête d’oublier.

Les jeunes danseurs Étoile du Bolchoï Anna Nikulina et Denis Rodkin, favoris du chorégraphe légendaire du Bolchoï, toujours actif à 90 ans, interpréteront Marie et sa poupée transformée en Prince sur la célèbre partition de Tchaïkovski. Une occasion unique de réunir la famille à la veille des fêtes et pour faire découvrir ou redécouvrir ce chef-d’oeuvre aux plus petits !

 

Alors, ça vous tente ? Tentez de gagner deux places* pour assister au ballet le 17 décembre prochain au Gaumont Opéra Capucines à 16h en répondant à la question suivante :

Dans d’autres versions du ballet Casse-Noisette, le personnage de Marie peut porter un autre prénom. Lequel ?

Envoyez-vite votre réponse par mail à concoursdesba(at)gmail.com !

Un tirage au sort sera effectué parmi les bonnes réponses le mardi 5 décembre et le gagnant sera annoncé sur cette page !

 

Edit du 5 décembre : La réponse est Clara. C’est Delphine qui a gagné deux places ! Merci à tous de votre participation. Delphine nous t’envoyons un mail très vite pour les modalités de retrait des places.

 

Le ballet sera diffusé en exclusivité dans plus de 150 cinémas en France pour une date unique en HD et son 5.1 : les cinémas Gaumont Pathé, Kinepolis, Cinéville, Cap Cinéma, Cinemovida, Ciné Alpes et des dizaines de cinémas indépendants.

 

*  Concours réservé aux membres des Balletomanes Anonymes ouvert du 29 novembre 2017 15h jusqu’au 4 décembre 2017 23h59. Un lot de deux places est mis en jeu. Tirage au sort effectué le 5 décembre au matin par le bureau des Balletomanes Anonymes parmi les bonnes réponses et annoncé sur cette page et par mail dès 15h.

Le Bulletin des BA #2

Depuis notre premier bulletin en août, la vie de l’association a été bouillante ! Que d’événements, de surprises… On vous raconte tout !

  • Les cours de danse des Balletomanes Anonymes 

Les cours des BA ont commencé en novembre. D’abord, le cours Soliste avec Maxime Thomas, danseur de l’Opéra de Paris, qui a donné deux cours aux balletomanes les plus expérimentés. Ses conseils, sa douceur, sa manière d’expliquer de façon très imagée ont ravi les Balletomanes  ! Musiques de ballet et de comédies musicales, l’occasion de parfois pousser la chansonnette entre deux exercices et de profiter de ce super cours dans la bonne humeur.

Dimanche 5 novembre : au tour des débutants de prendre leur premier cours. Notre partenaire, Lorena Lopez leur avait réservé un programme aux petits oignons. Lorena met l’ambiance, leur montre à quoi ressemble un cours complet ! C’est impressionnant de voir la vitesse à laquelle nos Petits Rats enregistrent et exécutent les pas. Comme dirait Lorena : ” Je n’ai jamais eu de débutants avec une telle culture de danse, alors quand je dis Giselle, vous voyez de quoi je parle ! “.

  • La ballet Party #11 

Sur le thème “Les couturiers de la danse”, la #BalletParty11 a eu lieu lundi dernier au Bianca. Ambiance de folie, les BA se sont échauffés avant de passer au quiz et de gagner de nombreux cadeaux : livres, DVD et affiches.  Certains BA avaient bien révisé et connaissaient Christian Lacroix sur le bout des doigts ! Il a fallu aussi répondre à des questions 100% couture comme le nombre de pans de mousseline sur la jupette de Blake Works I (une idée ?).

Nos généreux danseurs nous avaient dédicacés leurs chaussons et ce fut l’occasion d’une vente aux enchères animée ! Des heureux BA sont repartis avec les pointes d’Amélie Joannidès et d’Héloïse Jocqueviel, ainsi que les chaussons supersoniques de François Alu.

Ce premier rendez-vous de la saison a permis de rencontrer de nouveaux balletomanes et d’offrir aux adhérents leur goodie de bienvenue. Vous n’y étiez pas ? Pas de panique, le bureau vous garde votre goodie avant de vous croiser pour vous le remettre !

  • Le week-end à Strasbourg 

Ce premier week-end fut l’occasion de découvrir une autre compagnie que celles que l’on peut habituellement admirer à Paris. Les Balletomanes Anonymes ont partagé le premier petit-déjeuner du week-end avec Bruno Bouché. Pendant 2 heures, le nouveau directeur du Ballet du Rhin s’est prêté au jeu des questions-réponses en toute simplicité. Il nous a présenté la soirée Forsythe/Kylian/Sholz que nous allions voir sur scène le soir-même, et nous a présenté sa vision de la danse et ses envies pour le Ballet du Rhin.

Chacun a visité Strasbourg à sa façon : balades, musées, café… Et 17h, direction le théâtre, où nous avons assisté au cours de la compagnie qui avait lieu sur scène. Surprise : il était mené par Vincent Chaillet ! Un cours passionnant, bien rythmé sous les encouragements d’un professeur bienveillant.

À 20h, ce fut le temps du spectacle, qui a beaucoup plu à nos vadrouilleurs. Un triple bill bien équilibré, avec des écritures chorégraphiques fortes, le tout porté par une compagnie qui dévore la scène. De belles émotions, que les BA ont prolongé au restaurant le soir.

Un brunch du dimanche, du soleil, de la bonne humeur, de quoi finir le week-end en beauté. Nos BA ont adoré leur week-end. Vous venez avec nous au prochain ?

  • Les B.A. au Laac 

Au tournant du mois de novembre, le TCE a invité le bureau des BA dans ses murs à l’occasion du #LoveTheatreDay. Nous y avons retrouvé le LAAC dirigé par Clairemarie Osta et Nicolas Le Riche, ainsi que les élèves, qui suivent leurs enseignements. Ce jour-là, c’était Nicholas Khan, du ballet national du Canada, qui dirigeait la classe réunissant amateurs et apprentis professionnels. Nous sommes arrivés pour le milieu, avec footing au programme avant de passer aux sauts ! A la fin du cours, les élèves amateurs, ravis de danser au cœur du TCE et de côtoyer des professionnels, laissent la place à ces derniers : il est temps de travailler le répertoire.

Le pas de trois du premier acte du Lac des Cygnes tout d’abord…travail de bas de jambe au programme ! Clairemarie Osta donne des indications sur l’énergie à mettre dans les retirés et les 5e, ou confie des verres d’eau à une élève pour placer son dos. Nicholas Khan explique, lui, comment regarder le Prince… ou réussir de délicats piqués attitudes.

S’ensuit un travail plus contemporain sur Neumeier et Prejlocaj, avec des exercices de musicalité (l’accompagnateur arrête aléatoirement de jouer pendant que les élèves doivent continuer et retomber sur le compte).

 (notre dessinateur Jibey s’en est donné à coeur joie !)

Le motto de Clairemarie Osta : que ses élèves aient faim de progrès !

La séance se termine avec les exposés des élèves pour un futur projet au Louvre : choix d’une œuvre, explication de celle-ci et du projet chorégraphique qu’ils projettent autour d’elle, les jeunes apprentis nous impressionnent par leur maturité artistique ! C’est ainsi que s’est conclue une entrée passionnante dans le quotidien des futurs professionnels de la pouponnière du LAAC.

Le Balletomane anonyme de novembre 2017

Présente-toi, dis nous quand a commencé ton addiction ?

Je m’appelle Timothée, je suis né à Paris et j’y ai toujours vécu. Je n’ai jamais dansé (heureusement pour les yeux des autres). Mon addiction a commencé en 2005 avec une soirée Arlésienne/Jeune Homme et la Mort (Gillot – Leriche) /Carmen (Osta – Leriche) à Garnier. Inutile de dire que cela a été efficace. J’ai toutefois mis du temps à y retourner. La sauce a définitivement pris avec Les 4 Tempéraments / Raymonda / Artifact Suite en 2007 à Bastille. Puis : abonnement, Arop, Apéro, Memphis…

Ta famille l’a acceptée ? Raconte-nous.

C’est plutôt dans les gènes, ma famille est composée d’artistes. Ma mère est professeure au Cours Simon, ma grand-mère est aquarelliste et mon arrière grand-mère était designer mobilier dans les années 30-50 ; elle était une grande fan de Roland Petit. Sans parler de Gaby Casadesus qui m’accueillait chez elle étant petit les mercredis après-midis où elle me racontait ses rencontres avec Ravel, Stravinsky, Poulenc, Balanchine ou encore son élève de l’époque, un certain Albert Einstein. Tout ce beau monde était des balletomanes  dans une période où le ballet était un art de premier choix influençant la musique et le cinéma. Bref dans ma famille, si tu n’as pas vu de ballet à 30 ans, tu as raté ta vie.

Ici, on sait qu’on soigne le mal par le mal. Que fais-tu quand tu es en manque de danse ?

Je siffle des airs ou bien je surfe sur Youtube. Ou alors je craque mon PEL sur le site de l’Opéra ou du NYCB.

À quel ballet es-tu accroc ?

Sérénade, Carmen et Giselle sont les premiers qui me viennent en tête. Étant mélomane à la base, les ballets auxquels je suis accroc ont une très belle partition.

A quel danseur voues-tu un culte ?

Sarah Kora Dayanova. Bien plus qu’une danseuse de talent, une réelle personnalité artistique accomplie.  J’ai vu des chefs-d’œuvre en la voyant danser, elle conjugue ses variations avec ses idées artistiques. Ses solos deviennent à mes yeux des spectacles complets à eux seuls.

As-tu des vices dansants cachés ? 

Je ne danse pas. Je travaille à Orly, une fois j’étais présent sur un point de stationnement avion lorsque l’un d’entre eux s’y engage sans la présence d’un placeur. Je fais alors signe au pilote de stopper sa manœuvre en faisant la figure de Myrtha qui barre la route à Albrecht.

As-tu l’intention de te soigner ?

Certainement pas, c’est le ballet qui me soigne dans mon cas.

 

Tu as besoin de parler de ton addiction ? Tu veux être le prochain Balletomane du mois ? Contacte-nous !