Le bulletin des BA #8

C’est la rentrée et le Bureau est tout excité de se lancer dans la deuxième année de l’association ! On a lu toutes vos remarques, idées, et autres réclamations grâce au sondage. Sortez vos chaussons, enfilez vos justaucorps et vos gaines, car c’est parti pour une saison 2 de folie !

  • L’assemblée générale des B.A.

Le bureau a réuni les membres de l’association le 31 août pour sa première assemblée générale. L’occasion de faire un retour sur ce que l’association a fait pour que la danse règne sur le monde !

Notre chère présidente a d’abord présenté le rapport moral de l’association. Les Balletomanes Anonymes saison 1 c’est :

  • un bureau de 5 personnes déjantées et motivées qui cumulent 684 heures (au moins !) de travail bénévole
  • 148 adhérents et 33 donateurs
  • 8 partenaires prestigieux
  • 11 cours de danse
  • 3 Ballet Party
  • 4 salons d’Honoré
  • Plusieurs autres rencontres événementielles (un fitting chez Bloch, un café-rencontre,…)
  • 2 week-ends à Strasbourg et Bordeaux
  • 11 concours
  • 25 danseurs rencontrés pour des vidéos ou des podcasts
  • 2 cahiers de vacances
  • 2 campagnes de crowdfunding (Le fauteuil et Giselle, le film-ballet)

L’année a été rythmée par ces événements, rencontres, cours et week-ends. Vous avez été nombreux à nous suivre sur les réseaux que ce soit la page Facebook, le forum FB, le compte Twitter ou la chaine Youtube. Merci !

Notre trésorière Audrey ensuite présenté le rapport financier, très positif,  avec un résultat de 2 382€ qui va nous permettre d’organiser de beaux événements !

Les rapports moral et financier ont été approuvés à l’unanimité. Deux éléments ont été votés : le dépôt de la marque « Balletomanes Anonymes » adopté, et le nombre de pouvoirs pour l’Assemblée générale qui sera ajouté aux statuts.

Pour ceux qui n’étaient pas présents et qui souhaitent obtenir le rapport de l’AG, c’est très simple : un petit mail au bureau => balletomanesanonymes[at]gmail.com !

  • La saison 18-19

Qui dit nouvelle saison, dit nouveautés. Nous vous avions prévenus, le bureau ne va pas s’arrêter en si bon chemin !

Première nouveauté :  le compte Instagram, pour vous tenir au courant de notre actus, voir d’un peu plus près les préparatifs des événements, encore un peu de contenu supplémentaire, et des surprises ! Toujours avec le #BalletomanesAnonymes

Nous l’avons déjà annoncé, le temps fort de cette saison 2 sera un voyage à San Francisco pour aller voir danser le San Francisco Ballet. On vous donne plus d’infos dans les quinze jours à venir !

Nous vous proposerons aussi d’aller à Moulins pour découvrir ou redécouvrir le musée du costume de scène.

Un week-end en mode escape game est également en préparation !

La possibilité d’adhérer par carte bleue !

Et puis toujours : des cours de danse, des événements, des Ballet Party déjantées, des rencontres !

Nous avons hâte de tous vous retrouver.

  • Les solutions des Cahiers de vacances des Balletomanes Anonymes

Le jeu des 7 erreurs vous a fait faire une petite séance de kiné des yeux ? Vous n’avez toujours pas trouvé Aurélie Dupont parmi ses danseurs ? Vous voulez valider vos mots fléchés ?

Le bureau vous donne à présent la solution des jeux de l’été. On espère que vous vous êtes bien amusés !

Les solutions !

Le Balletomane qui voulait faire le tour du monde

(Note préalable : après avoir renoncé à toute objectivité en 2017, nous renonçons à toute exhaustivité en 2018. Bonne lecture !)

« Pas question de retourner travailler en septembre ! », pensa le Balletomane en se retournant dans son lit. L’esprit encore embrumé, il se redressa, et contempla sa pile de dvd du Royal Ballet éparpillée sur sa couette. « Ce mois-ci, je vais faire le tour du monde des premières ! ».

Le Bureau répondit alors d’un seul homme : « On s’occupe de tout ! »

Fort d’un programme de voyage stratégique vaguement irréaliste et méprisant toutes règles de décalage horaire et de temps de trajet élaboré par la Secrétaire générale des BA, et d’un plan de financement à peine bancal proposé par la Trésorière et sa bonne fée Le Conseiller, le Balletomane dégaina sa carte bleue et fonça sur son ordinateur, prêt à réserver.

Première déconvenue : Giselle  avait déjà commencé à Copenhague le 31 août ! Heureusement, la Présidente le rassura : « Le programme Martha Graham à Garnier ne commence le 3 septembre, tu as le temps de reprendre tes esprits. Mais pas trop longtemps, car tu pars directement à Boston pour réviser tes gammes de Robbins  le 6 septembre avec Fancy Free, Interplay et Glass Pieces, ça te servira pour crâner en Octobre si tu as loupé les Étés de la danse. »

Parfaitement satisfait de son début de tour du monde, le Balletomane esquissait quelques pas de danse dans les allées de Harvard, quand un coup de téléphone le ramena brutalement à la réalité : LA PRÉSIDENTE ! « Vite, on est le 7, tu es en retard, la soirée Stijn Celis – Your passion is pure joy to me – et Sharon Eyal – Half life commence ce soir à Berlin ! Je t’ai déjà enregistré, tu n’as plus qu’à courir à l’aéroport ! »

« … »

« Et puisque tu es en Allemagne, tu n’as qu’à aller à Hambourg le 9 pour Bernstein Dance de Neumeier , et faire un crochet par Amsterdam, le Het danse une soirée Les nouveaux classiques  le 11 ». « C’est quoi les nouveaux classiques ? ». « Robbins, Ratmansky et McGregor ». « Ah ? Je croyais que ce serait Benjamin Millepied ».

Avec tous ces trajets, le Balletomane commençait à avoir le tournis. Heureusement, son programme lui autorisait une escale de deux jours à Paris, pour La Gatomaquia o Israël Galvanise bailando para cuatro gatos au Cirque Romanès le 12, et Iromoyo Chotto, Karimame Kasane et Narukami à Chaillot le 13.

Tout juste le temps de respirer pour prendre le premier avion pour Barcelone et assister au Don Quichotte de José Martinez le 14 !

Et pour le 15, ce sera…?

« Je pensais que tu pourrais aller voir Giselle à Vienne », lui proposa le Vice-président. « Tu verras, Albrecht est un homme admirable injustement critiqué, et… ».

« Giselle c’est boring », le coupa la Présidente. « Va plutôt à Stockholm découvrir La Belle au bois dormant  de Marcia Haydée ».

« La Belle au bois dormant, c’est trop long, retourne plutôt à Berlin pour le Lac des cygnes de Patrice Bart », acheva la Secrétaire générale.

« Débrouille-toi, mais je crois qu’il faudrait être à New York le 18 pour Joyaux de Balanchine, il paraît que c’est là qu’il est correctement dansé », termina l’Artiste.

Remis de ses émotions, le Balletomane regarda la suite de son programme. Il avait largement le temps de rejoindre Londres pour la représentation du programme « Lest we forget »  de l’ENB le 20, avec du Scarlett, du Maliphant et du Khan dedans.

Encore Berlin ??? Certes, pour Onéguine, mais son choix fut vite fait : il se rapatria directement à Bordeaux pour assister à Blanche-Neige de Preljocaj le 21.

« C’est bien que tu sois revenu en France, cela te permettra de trouver rapidement un petit boulot pour financer la fin de ton tour du monde, j’ai légèrement sous-estimé le coût des billets d’avion », lui expliqua la Trésorière. « Tu veux pas faire community manager ? Je connais quelques théâtres qui ont besoin d’aide à ce niveau. »

« Génial », lui répondit le Balletomane. « J’espère que j’aurai quand même le temps d’aller voir Décadance de Ohad Naharin à Garnier le 25, la Secrétaire générale a insisté, il paraît que c’est à voir absolument. Dommage, j’aurai bien vu Singing Garden  le même jour à Strasbourg. »

Son compte en banque renfloué, le Balletomane se rua à Helsinki le 27. Oui, à Helsinki. Parce que même si la Cendrillon  de Maguy Marin à Lyon lui semblait prometteuse, que The Idiot  de Teshigawara à Chaillot lui faisait de l’œil, il ne pouvait pas résister à la promesse de la soirée française, composée de Pneuma de Carolyn Carlson et de Suite en blanc de Serge Lifar.

De là, il ne fallait pas grand-chose pour rejoindre Copenhague le 28 pour la Carmen de Marcos Moraukowshka, avant de faire le dernier saut vers New York le 29 pour une soirée mêlant La Sylphide (Martins), Allegro Brillante (Balanchine), Easy (Peck) et Carousel (Wheeldon).

Juste après la représentation, le Balletomane fouilla dans son sac, inquiet. Son passeport avait disparu ! Il appela l’Artiste, désespéré.

« Je peux te dessiner un passeport si tu veux ! »

« Euh… je crains que ce ne soit pas tout à fait légal », rappela le Vice-Président, qui écoutait discrètement la conversation. « Va plutôt à l’Ambassade de France, mais ça risque d’être un peu long. J’espère que tu aimes Balanchine ! »

Le Balletomane Anonyme du mois d’août

Présente-toi, dis nous quand a commencé ton addiction ?

Je m’appelle Marco et mon addiction à la danse a commencé assez tardivement : après des années de natation et de basket, j’ai décidé à 17 ans de m’inscrire dans une école de danse. D’abord, c’était pour faire du hip hop et du modern jazz, mais de fil en aiguille, je me suis trouvé balletomane-danseur de danse classique! J’en ai fait pendant 8 ans.

Débarqué à Paris il y a dix ans, je me suis alors transformé en balletomane-spectateur assidu, avec une passion particulière pour le Ballet de l’Opéra de Paris, bien sûr !

Ta famille l’a acceptée ? Raconte-nous.

Ils n’ont pas eu le choix ! Mais n’étant absolument pas passionné de danse, d’opéra ou de spectacles en général, ils ne comprenaient pas ce dévouement.

Aujourd’hui, ils sont curieux de chaque sortie que je fais à Garnier ou Bastille et me demandent quand je vais reprendre des cours de danse : mission accomplie!

Ici, on sait qu’on soigne le mal par le mal. Que fais-tu quand tu es en manque de danse ?

Je mets mes écouteurs et les musiques de mes ballets préférés dans les oreilles. Ou plus simplement je regarde mes ballets préférés sur YouTube, comme tout bon balletomane qui se respecte. Mais j’avoue qu’au quotidien, surtout grâce à Instagram, j’ai ma dose journalière de danse, de danseurs et de chorégraphes ! #serialfollower

A quel ballet es-tu accroc ?

En ce moment, impossible de ne pas citer The Season’s Canon, je n’arrête pas de le voir et le revoir. Pour venir aux origines de ma passion de balletomane, je suis intimement lié au premier ballet que j’ai vu en tant que spectateur : Petite Mort de Jiri Kylian. Sa danse et la musique de Mozart en font un chef d’oeuvre.

Sinon, en règle générale, j’aime les ballets où le corps de ballet est mis à l’honneur : j’aime voir des dizaines de danseurs et danseuses évoluer avec la même énergie, le même souffle.

A quel danseur voues-tu un culte ?

Pour des raisons de patriotisme, je dois dire Roberto Bolle. Mais j’admire la puissance des sauts de François Alu.

As-tu des vices dansants cachés ? 

Parfois j’improvise des diagonales dans les couloirs déserts du métro, ou des pliés dans l’ascenseur… mais surtout je compte mes pas huit par huit !

As-tu l’intention de te soigner ?

Pas du tout ! Au contraire, l’objectif est de reprendre des cours de manière plus assidue, de voir plus de spectacles, et de transmettre au plus grand nombre de mes amis l’amour pour la danse !

 

Tu as besoin de parler de ton addiction ? Tu veux être le prochain Balletomane du mois ? Contacte-nous !

Le cahier de vacances des BA #2

Chers Balletomanes Anonymes,

Vous en avez marre des châteaux de sable, des randonnées sous un soleil de plomb, des longueurs de brasses dans une piscine chlorée, ou des to-do list dans un bureau déserté ?

Pas de panique, le bureau vous a concocté un petit cahier de vacances pour vous faire réviser quelques grands classiques ! Cliquez sur l’image pour le télécharger.

N’oubliez pas de partager vos réalisations sur les réseaux sociaux avec le #BalletomanesAnonymes !

Mémoires d’été #6

Les danseurs rythment votre été tous les mercredi midi en vous livrant leurs meilleurs souvenirs en scène.

Aujourd’hui, dans Mémoires d’été : Daniel Stokes !

 

La danseuse du mois d’août : Lydie Vareilhes !

Chaque mois, l’association des Balletomanes Anonymes a le privilège de bavarder avec un artiste.  Ce mois-ci, nous avons rencontré Lydie Vareilhes, danseuse à l’Opéra de Paris et photographe passionnée, qui nous a livré son regard sur son travail et le monde de la danse. Et bien sûr, retrouvez notre désormais célèbre portrait chinois !

Si tu étais un pas de danse ?  

Je ne serais certainement pas un grand jeté ! Peut-être un saut de chat. 

Si tu étais un chorégraphe ? 

Wim Vandekeybus. 

Si tu étais une blessure ? 

Le syndrome du carrefour postérieur (NDRL : ce sont des tissus qui se coincent entre deux os (talon/tibia) ). 

Si tu étais un costume ? 

Je ne serais certainement pas un académique ! Mais je serais une mousseline à la Robbins. 

Si tu étais un rituel ? 

Remettre mon costume de partout, presque comme un tic rassurant. 

Si tu étais un spectacle ? 

Bettrofenheit de Crystal Pite. 

Si tu étais une folie ? 

Je suis une folie ! 

Si tu étais une qualité artistique ? 

La folie ! 

Si tu étais une musique de ballet ? 

Cendrillon de Prokofiev

Si tu étais une odeur ? 

L’osmanthus

Si tu étais un théâtre ? 

Le théâtre du Jacob’s Pillow. 

Si tu étais une superstition ?

Me transformer en quelqu’un d’autre.

Si tu étais une procrastination ? 

Les impôts. 

Si tu étais un bijou de scène ? 

Les joyaux sur la robe d’Emeraudes. 

Si tu étais une correction ? 

Pieds en dehors ! (Spéciale dédicace à Viviane Descoutures !)

Si tu étais un prix ? 

J’aimerais être un prix photographique un jour ! 

Si tu étais une drogue ? 

Le jeu. 

Si tu étais une partie du corps ? 

Une oreille.