Où trouver les Balletomanes en mai ?

Cher ami Balletomane Anonyme,

 

Nous le savons, tu te demandes avec impatience quel sera le combo gagnant du mois de mai, c’est-à-dire le ballet que tu pourras voir dans plusieurs versions le même mois, moyennant quelques heures d’avion ou quelques jours de marche à pied (nous n’osons te proposer le train).

Et bien rompons le suspense : en mai, ce sera Le Lac des cygnes ! Petit combo, car nous n’avons que trois destinations à te proposer :

  • La version John Cranko à Stuttgart à partir du 6
  • La création Liam Scarlett par le Royal Ballet le 17
  • Le point de vue de Lev Ivanov à Oslo le 26

 

Mais où est Noureev dans tout ça ? Pour refaire un point psychanalyse, il faudra attendre l’année prochaine. Mais si tu es prêt à t’envoler vers Milan, il semble que la Scala mette les petits plats dans les grands pour célébrer son double anniversaire, avec un gala plein de beau monde : la Tsarine, Roberto Bolle, Marianela Nunez, Vadim Muntagirov, et même Germain Louvet. Ce sera à partir du 25 !

 

En parlant de soirée spéciale, tu pourras voir « Polina and friends »  le 17 à Berlin, l’occasion de croiser Maria Kochetkova, tant qu’on ne sait pas quelle idée originale elle nous proposera l’année prochaine.

 

On trouvera bien quelques biscuits classiques et néoclassiques également : La Belle au bois dormant de Marcia Haydee  à Stockholm dès le 11, ou encore Manon de MacMillan, qui posera ses bagages à Rome le 25, mais en réalité, le gros du chouette du mois semble être plutôt contemporain, et plutôt sur le modèle soirée mixte.

 

Dès le 2, l’Espace Pierre Cardin sera envahi par le Ballet de Lyon et Russell Maliphant (Critical Mass), Benjamin Millepied (Sarabande) et William Forsythe (Steptext). Et ce n’est que le début, car le Ballet du Rhin ose la soirée mixte AVEC UNE COHERENCE (toute référence à une soirée mixte dans une grande capitale européenne décrite comme “Appartement, c’est des gens qui dansent ensemble, et Dances at the gathering… c’est aussi des gens qui dansent ensemble ” serait de pure mauvaise foi) autour du thème « Danser Bach au XXIe siècle ». Cela donne Partita (Thusnelda Mercy),  Tribulations (Martin Chaix), Bless – Ainsi soit-il (Bruno Bouche), le tout à partir du 17.

 

Et puis, il y a le retour tant attendu du Seasons’ Canon de Crystal Pite à Garnier, à défaut de pouvoir le voir tous les jours en dvd ! Il sera bien entouré par Frôlons (Thierré) dans les espaces publics de Garnier, The art of not looking back (Schechter) et The male dancer (Perez) à partir du 18.

 

Tu pourras continuer ta cure le 24 à Berlin avec une soirée composée de Was bleibt (Gentian Doda), Pierrot lunaire (Marco Goecke) et Por vos mueros (Nacho Duato), enchaîner le 30 à Chaillot par How to pass, kick, fall and run/Inlets 2/Beach birds si tu es un inconditionnel de Cunningham (nous sommes sûrs que ça doit se trouver), et la conclure au même endroit par un programme Nikolais/Boivin/Decouflé par l’Ecole supérieure du CNDC d’Angers.

 

Enfin, quelques pistes si tu en as assez de changer de sujet plusieurs fois par soirée :

  • False colored eye par Liquid loft le 3 à Chaillot
  • Les nuits de Preljocaj le 4 à Helsinki
  • Alexander de Paula Pi le 22 au CND Pantin
  • Totemic studies de Matthieu Barbin le même jour au CND Pantin
  • Solo 70 de Paul-André Fortier le 23 à Chaillot
  • Formosa par le Cloud gare dance Theatre de Taiwan à La Villette le 30

Et puis 3e étage sera à Genève avec Dérèglements  le 6, mais as-tu besoin de nous pour le savoir ? ☺

La danseuse du mois : Eugénie Drion !

Autour d’un thé place de la Sorbonne, nous retrouvons Eugénie Drion, pétillante danseuse  de l’Opéra de Paris.

Interview “Trucs et astuces” pour découvrir cette danseuse lumineuse, sans oublier notre portrait chinois.

Si tu étais un pas de danse ?  

Un entrechat 6. 

Si tu étais un chorégraphe ? 

William Forsythe (c’est un peu prétentieux, non ?)

Si tu étais une blessure ? 

Une fracture de fatigue au métatarse avec arrachement osseux. 

Si tu étais un costume ? 

Le Costume de Raymonda à l’acte 3

Si tu étais un rituel ? 

Le rituel du maquillage avant d’entrer en scène. 

Si tu étais un spectacle ? 

Un concert de Beyoncé. 

Si tu étais une folie ? 

Une ivresse au gin. 

Si tu étais une qualité artistique ? 

L’émotion. 

Si tu étais une musique de ballet ? 

Roméo et Juliette de Prokoviev

Si tu étais une odeur ? 

Celle du citron. 

Si tu étais un théâtre ? 

Garnier ! 

Si tu étais une superstition ?

Ne jamais dire quelque chose avant que ça se passe. 

Si tu étais une procrastination ? 

Regarder une série. 

Si tu étais un bijou de scène ? 

Le diadème de Raymonda à l’acte 3. 

Si tu étais une correction ? 

L’importance du regard. 

Si tu étais un prix ? 

Un prix littéraire. 

Si tu étais une drogue ? 

Le gin. 

Si tu étais une partie du corps ? 

Les mains. 

Le bureau a été curieux et a demandé à Eugénie une bonne recette de cocktail : gin, concombre, citron, basilic, tonic fever tree et bien sûr des glaçons !

Le Balletomane Anonyme du mois d’avril

Présente-toi, dis-nous quand a commencé ton addiction ?

Bonjour, je m’appelle Laurent. J’ai été sensibilisé à la danse par ma grand-mère, mais c’est sur le tard que j’ai développé mon addiction, même si c’est pour du lyrique que j’ai poussé la porte de Bastille en 2010. Mais comme avec la varicelle, c’est pire quand on est grand ! Il n’est donc pas rare que j’assiste à plusieurs représentations d’une même série, voire d’une même distribution.

Ta famille l’a acceptée ? Raconte-nous.

Je ne suis pas certains qu’ils réalisent le niveau atteint. Comme ils vivent en province, ils suivent ça de loin. Mais leurs billets sont pris pour la prochaine série du Lac à Bastille !

Ici, on sait qu’on soigne le mal par le mal. Que fais-tu quand tu es en manque de danse ?

Je jongle avec mes autres addictions que sont le ski alpin et le biathlon. Par exemple, je passe sereinement la trêve de janvier qui coïncide avec le mois des slalomeurs (le slalom de Schladming en nocturne !) et de magnifiques étapes de biathlon. En revanche, c’est plus compliqué pour survivre à la trêve estivale…

À quel ballet es-tu accroc ?

J’ai une préférence pour les ballets narratifs. La musique de Tchaïkovski facilite le coup de cœur. Ainsi, j’aime beaucoup Onéguine ainsi que la version opéra (même s’il n’y a étrangement aucune musique commune). Et que dire de la valse des flocons, quelle qu’en soit la version (préférence pour celle de Noureev), la danse et la neige réunies, ce ne peut être que magnifique !

À quel danseur voues-tu un culte ?

J’apprécie particulièrement les danseurs liés à la compagnie 3e étage. C’est toujours un plaisir de constater leur l’énergie et leur engagement sur scène avec une touche d’humour.

As-tu des vices dansants cachés ? 

N’étant pas praticien de la danse, je suis plutôt épargné de ce côté-là. Mais, déformation professionnelle oblige, j’inscris dans un fichier Excel, mes « tablettes », toutes les représentations auxquelles j’ai assisté (date, lieu, œuvre, prix…) depuis cette visite de Bastille en 2010.

As-tu l’intention de te soigner ?

Sans doute dans une autre vie, parce que pour le moment ce n’est pas prévu. Bien au contraire. Je me suis même mis à la pratique de la danse dans le cadre des cours de danse organisé par notre super Bureau.

Merci Laurent !

Tu as besoin de parler de ton addiction ? Tu veux être le prochain Balletomane du mois ? Contacte-nous !

Nous aimons, nous soutenons : Giselle le film-ballet

Comme beaucoup d’entre vous, chers Balletomanes, j’ai découvert Giselle étant enfant et ne m’en suis jamais remis. Je m’appelle Léopold Gautier, me présente à vous du haut de mes vingt-cinq printemps comme jeune cinéaste, danseur et chorégraphe, et suis très heureux de vous présenter ma version de Giselle, le premier film-ballet.

La recette est simple :

Un scénario qui replace l’action du ballet de nos jours,

Pour un film muet entièrement musical et dansé,

Tourné dans des décors réels,

Avec une chorégraphie qui mélange les styles.

 

Giselle, l’un des plus célèbres ballets du répertoire, est aujourd’hui dansé sur les scènes du monde entier dans sa reproduction d’origine. Décors, costumes, chorégraphie, tout y est retranscrit dans son atmosphère initiale.

Mais, enfermée dans son époque, Giselle risque de devenir une pièce de musée, surannée et poussiéreuse, sans avenir, sans vie. Tout l’inverse de la danse, par nature éphémère, vivante et fugace. « C’est le propre du génie de ne jamais vieillir, les flétrissures du temps ne l’atteignent pas car chaque époque l’habille de jeunesse nouvelle, le conçoit selon son propre entendement, à travers un prisme perpétuellement changeant » clamait Serge Lifar en 1942.

Or, même s’il existe quelques versions contemporaines de Giselle comme celles de Mats Ek ou d’Akram Khan, les relectures audacieuses habillées de cette jeunesse nouvelle dont parle Lifar manquent. Au cinéma, il n’en existe aucune. Tout a commencé par ce constat doublé d’une inlassable passion pour l’œuvre. J’ai donc voulu inventer le premier-film ballet.

A l’image de son héroïne, l’enjeu du film est double : offrir une nouvelle version de Giselle aux amateurs et balletomanes avertis, n’en déplaise aux puristes, et faire découvrir cette œuvre troublante aux nouvelles générations qui ont tendance à se détourner de l’art classique. Rendre hommage à la pièce d’origine en la débarrassant de son décorum trop daté, qu’elle puisse continuer à vivre hors des murs de l’Opéra.

Pour mener à bien ce rêve un peu fou – et le financer – nous sollicitons aujourd’hui votre aide. Le tournage du film commencera en juin, dans différents lieux de Paris choisis avec amour. Pauline Sarrazin et Julien Mathieu y endosseront les rôles titres. D’une vingtaine de minute, le film sera projeté fin 2019 en ciné-concert avec grand orchestre lors d’une soirée pleine de surprise… Nous vous invitons donc à prendre part à une aventure pluridisciplinaire !

Suivant l’ambition des Balletomanes Anonymes de propager la danse partout autour d’un projet fédérateur, je vous donne rendez-vous le dimanche 15 avril 2018 pour une performance avec danseurs et musiciens au cœur de Paris… l’occasion de nous rencontrer et d’échanger avec l’équipe du film ! Plus d’informations à venir sur notre page Facebook : https://www.facebook.com/gisellefilmballet/

Léopold Gautier

Le Bulletin des BA #4

Depuis notre dernier bulletin en février, l’association s’est mise au rythme plus lent de l’hiver, afin de vous préparer toujours plus de surprises dans les semaines qui viennent !

  • La cérémonie d’inauguration du Fauteuil 23 raconté par Romain

17h30, nous franchissons les portes du Palais Garnier, et nous dirigeons directement vers la Rotonde du Glacier où se déroulera la petite sauterie. À peine arrivés qu’on nous tend une coupe de champagne, et bien qu’il soit un peu tôt, nous acceptons poliment. Tout à coup, Stéphane Lissner arrive pour nous gratifier d’un petit discours de remerciement. Ne me demandez pas ce qu’il a dit, j’étais trop occupé à faire la fashion police (Pas de catastrophe à déplorer, mais personne n’a osé les paillettes #déception). Il est maintenant l’heure de monter jusqu’à l’Amphithéâtre pour découvrir notre plaque, qui orne le désormais célèbre fauteuil 23. Celle-ci est recouverte d’un petit tissu rouge que je retire délicatement sous l’objectif de notre Présidente. Quel est belle notre plaque ! Moment d’émotion et de fierté (et de vertige). Nous redescendons lentement vers la Rotonde du Glacier en arpentant Garnier presque désert. L’occasion pour un petit shooting photo, naturel et spontané. Puis nous assistons au petit concert organisé pour l’occasion. Un joli programme avec notamment le superbe Ma Mère l’Oye de Maurice Ravel. La soirée s’achève sur un cocktail de très bonne facture. Très healthy, très bio. Conscience professionnelle oblige, on se doit de goûter à tous les petits fours proposés. Une fois la mission accomplie, nous quittons les lieux avec classe et discrétion !

Merci à l’AROP pour l’organisation de cette belle soirée, et merci aux généreux donateurs des Balletomanes Anonymes pour m’avoir permis d’y assister.

 

 

  • Café-rencontre avec le bureau des BA

Nous sommes sûrs que vous avez mille idées pour contribuer à l’association, et apporter les améliorations nécessaires au bon développement des BA.

Venez nous en parler !

Nous serons attablés au Grand Bréguet pour 3 heures le 7 avril prochain. Partagez un café et vos inspirations, et si vous le souhaitez repartez avec un nouveau rôle à jouer !

Infos et inscriptions sur notre event FB

 

 

 

 

 

 

 

  • Rencontre “Vie et mort d’un costume”

Le 10 avril prochain, nous aurons la chance de discuter avec des costumiers et modistes de l’Opéra sur un de nos sujets favoris : les costumes !

C’est le moment ou jamais de pouvoir poser toutes nos questions (même les plus farfelues) ! N’oubliez pas d’en parler autour de vous, franchement, qui n’est pas fasciné par les costumes ?

Infos et inscriptions sur notre page HelloAsso

  • Les cours de danse des Balletomanes Anonymes 

Les cours de danse continuent de ravir les membres de l’association, les Petits Rats et les Quadrilles regroupés avec Elsa avec une bonne humeur communicative en sortant du cours, et les Sujets et Solistes avec Maxime pour un cours spécial bras et une descente des Ombres express.

Nous vous rappelons que le prochain stage “Classique + Variation” aura lieu le 29 avril prochain. Contactez-nous pour plus d’infos !

 

À très vite pour de nouvelles surprises !

Où trouver les Balletomanes en avril ?

Cher balletomane anonyme,

Pour ce mois d’avril, la programmation est exceptionnelle ! Rien qu’à Paris, débauche de ballets que tu rêves de voir ou de revoir : Sylvia de John Neumeier, ta Giselle annuelle, le retour de La Source de Jean-Guillaume Bart, La maison de Bernarda de Mats Ek… Comment ? Tu trouves que le poisson d’avril est tellement gros qu’il ressemble à un requin-baleine ? Admettons.

Allez, il y a quand même quelques titres bien connus à se mettre sous la dent, comme La belle au bois dormant d’Aaron S. Watkin à Dresde dès le 5, ou Le corsaire d’Anna-Marie Holmes à partir du 20 à La Scala.

Et aussi, laisse-nous te dire que si le début de l’année était marqué par une grosse thématique Don Quichotte, tu peux te faire une mini-thématique Roméo et Juliette ce mois-ci : version Sacha Waltz le 6 à Bastille, version Nacho Duato le 29 à Berlin.

Dans la même veine, tu te demandes où voir les pièces de Jiri Kylian ? Soit à Lyon, avec Petite Mort (<3)  et No more play, mais aussi une création de Johan Iger à partir du 19, soit à Paris, grâce au toujours très chouette spectacle de l’Ecole de danse, qui en profite pour explorer aussi Suite de danses (Ivan Clustibe) et Spring and fall (John Neumeier) en plus de Un balo, à partir du 13

D’ailleurs John Neumeier sera également présent à Hambourg avec Illusions – Like Swan Lake, à partir du 8. 

Et puis, si tu n’as pas eu assez de Béjart le mois dernier, le Béjart Ballet Lausanne te propose de combler ton manque avec un hommage à Versailles le 5. Au programme : T’M et Variations, et Béjart fête Maurice (Gil Roman).

Et si tu veux continuer ton tour des chorégraphes incontournables qu’on retrouve chaque mois, nous te proposons bien sûr Wayne McGregor (Obsedian Tear),  Frederick Ashton (Marguerite et Armand) et Kenneth McMillan (Élite Syncopation), le tout à partir du 14 au Royal Ballet . Ou encore William Forsythe (une création et Approximate sonata 2016), Aszure Barton (Fantastic) et Jerome Robbins (The Cage) par l’ENB dès le 12 à l’occasion d’une programme Voices of America. Anna Theresa de Keersmaeker sera de retour à Garnier avec exactement le même programme que l’année dernière, un bon point si tu avais piscine à ce moment-là (à partir du 27). 

Ou encore Philippe Decouflé avec Nouvelles pièces courtes le 20 à Chaillot. Tu peux même prendre ton apéritif Hofesh Schechter au Théâtre des Abbesses le 5, avec Clown et une création.  

Et là tu nous dis que ça ne va pas, que toi tu veux voyager, tu veux du neuf, de l’inédit à Paris. Le Cent quatre te propose un titre évocateur : Du désir d’horizon (Salia Sanou) le 12. Peut-être peux-tu regarder du côté de Chaillot qui t’expédie dans l’hémisphère sud directement  : la Sydney Dance Company, et la New Zealand Dance Company, le tout le 11. 

.Après le festival nordique, il fallait bien ça. En parlant du Nord, pourquoi ne pas te laisser tenter par la soirée Jo Strømgren, le chorégraphe résident d’Oslo, qui présente Hunter et The outskirt à partir du 26.

Los Angeles pose par ailleurs ses bagages pendant quelques jours, avec quatre pièces de Benjamin Millepied au TCE : Orpheus Highway, Closer, Second quartet et Yag. L’occasion de revoir des gens qu’on voyait souvent avant et qui nous manquent (Axel Ibot <3, si ce n’est pas assez clair).

Et du côté du CND de Pantin, tu pourras croiser la compagnie Danse on ensemble avec La Fabrique le 4 avril, et revenir le 13 pour La troupe de Madame Arthur, ainsi qu’un hommage à Mark Tompkins . Et passer entre temps par l’Espace Pierre Cardin pour Revoir Lascaux de Gaëlle Bourgeois le 10.

Et suivre 3ème étage qui va opportunément prendre le soleil à Fréjus le 7 avec Désordres, tu y as pensé  ? Tu serais capable de nous dire que oui.

Joyeux avril à tous !

Le danseur du mois de mars : Vincent Chaillet

À la sortie d’une répétition d’Orphée et Eurydice, opéra dansé de Pina Bausch dans lequel on peut l’admirer ce mois-ci, nous retrouvons Vincent Chaillet, charismatique premier danseur de l’Opéra de Paris.

Interview express “Speed dating” pour mieux cerner ce grand danseur en quelques mots. Sans oublier notre portrait chinois à lire sous la vidéo !

Si tu étais un pas de danse ?  Des tours piqués double.

Si tu étais un chorégraphe ? Bob Fosse

Si tu étais une blessure ? Un torticolis

Si tu étais un costume ? Un slip chair, très tendance cette saison !

Si tu étais un rituel ? La sieste.

Si tu étais un spectacle ? Rent à Broadway

Si tu étais une folie ? Tout quitter et vivre en autarcie biologique.

Si tu étais une qualité artistique ? La curiosité

Si tu étais une musique de ballet ? Cendrillon de Prokofiev.

Si tu étais une odeur ? L’odeur du pain chaud le matin.

Si tu étais un théâtre ? Le théâtre d’Edpidaure.

Si tu étais une superstition ?Ne jamais répondre à des voeux de réussite avant le lever du rideau.

Si tu étais une procrastination ? Tailler le rosier de ma terrasse.

Si tu étais un bijou de scène ? Un diadème évidemment !

Si tu étais une correction ? Plie !

Si tu étais un prix ? Le Goncourt des lycéens.

Si tu étais une drogue ? le chocolat noir.

Si tu étais une partie du corps ? Le dos.

 

Le podcast des Balletomanes Anonymes #4

Pour vous faire vivre la danse au plus près de ceux qui la font chaque jour, nous vous présentons notre podcast « Variations sur… ». Ce mois-ci, deux danseurs nous racontent leurs émotions de l’opéra dansé Orphée et Eurydice de Pina Bausch.

Une autre manière de découvrir le spectacle, avec les mots de ceux qui le vivent sur la scène.

Orphée et Eurydice de Pina Bausch est à découvrir sur la scène du Palais Garnier du 24 mars au 6 avril 2018.

Un grand merci à Vincent Chaillet et Charlotte Ranson pour avoir pris le temps de répondre à toutes nos questions !

ConcoursDesBA#8 Giselle au cinéma avec Pathé Live

Dansé sur la scène du Bolchoï avec la virtuosité de la compagnie depuis plus de 150 ans presque sans interruption, le grand ballet classique Giselle prend une dimension dramatique intime inégalée dans la version de Youri Grigorovitch.

La prima ballerina assolutta Svetlana Zakharova se révèle dans ce rôle ultime du ballet classique aux côtés des Etoiles Sergei Polunin et Ekaterina Shipulina.

L’histoire ? Giselle meurt d’effroi lorsqu’elle apprend qu’Albrecht, l’homme qu’elle aime, n’est pas celui qu’il prétend être et qu’il est promis à une autre. Son âme revient cependant sous la forme d’une Wili, cet esprit vengeur qui fait danser les hommes infidèles jusqu’à la mort…

Alors, ça vous tente ? Tentez de gagner deux places* pour assister au ballet le 8 avril prochain au Gaumont Opéra Capucines à 16h en répondant à la question suivante :

Qui ont interprété les rôles de Giselle et Hilarion lors de la première de Giselle ?

Envoyez-vite votre réponse par mail à concoursdesba(at)gmail.com !

Un tirage au sort sera effectué parmi les bonnes réponses le mardi 20 mars et le gagnant sera annoncé sur cette page !

Edit du 20 mars : La réponse est Carlotta Grisi et Jean Coralli . C’est Emilie qui a gagné deux places ! Merci à tous de votre participation. Emilie, nous t’envoyons un mail très vite pour les modalités de retrait des places.

 

Le ballet sera diffusé en exclusivité dans plus de 160 cinémas en France pour une date unique en HD et son 5.1 : les cinémas Gaumont, Pathé, Kinepolis, Cinéville, Cap Cinéma, Cinemovida, Ciné Alpes et de nombreux cinémas indépendants partout en France.

*  Concours réservé aux membres des Balletomanes Anonymes ouvert du 14 mars 2018 15h jusqu’au 19 mars 2018 23h59. Un lot de deux places est mis en jeu. Tirage au sort effectué le 20 mars par le bureau des Balletomanes Anonymes parmi les bonnes réponses et annoncé sur cette page et par mail dès 15h.

Où trouver les Balletomanes Anonymes en mars ?

Cher ami Balletomane Anonyme,

C’est dans une période glaciale et enneigée que nous t’écrivons pour cette programmation du mois de mars. Cette période où l’hiver est encore bien là, ça ne t’a pas échappé, mais où on voudrait bien que le printemps arrive vite vite vite. C’est dans 20 jours, courage.

 

Du côté danse, on oscille aussi entre hiver et printemps. De manière tout à fait subjective, et à la logique probablement très contestable, nous avons fait un classement entre ballets pour l’hiver, et ballets pour le printemps.

 

Ainsi, nous te dirions que si tu cherches à prolonger l’hiver, le froid, plusieurs possibilités s’offrent à toi. Tu peux choisir des pièces qui brillent par leur absence de lumière, comme Herrumbre de Nacho Duato à partir du 2 mars à Berlin, Quelque part au milieu de l’infini/New school (Amala Dianor) le 15 mars au Théâtre des Abbesses, ou encore Circeo de Fabrizio Favale le 22 mars à Chaillot.

 

Tu peux aussi choisir des pièces qui t’évoquent de manière irrésistible une ode à la vie et qui se terminent tellement bien. À ce niveau, Orphée et Eurydice  de Pina Bausch à partir du 24 mars à Garnier est incontournable, mais tu peux aussi regarder du côté du CND pour Stayin Alive de Mark Tompkins ou de La Villette pour The great tamer de Dimitris Papaioannou le 20 mars (Le Monde parle de descente aux enfers, nous n’inventons rien).

 

Il y a aussi des chorégraphes qui nous fascinent, mais qui évoquent l’hiver, si si. Par exemple, le ballet d’Oslo te propose de passer la soirée avec Jiri Kylian (Tiger Lily), William Forsythe (In the middle) et Alan Lucin Oyen (Timelaps) à partir du 15 mars. Rien que d’y penser, nous avons froid. Le même jour, le Royal Ballet a prévu une création de Wayne McGregor, une autre de Christopher Wheeldon, et The Age of anxiety de Liam Scarlett : Scarlett nous parle de la Première guerre mondiale, et McGregor donne froid, on ne discute pas. Pareil pour Stockholm d’ailleurs (Artifact Suite de Forsythe et The grey area de Dawson) à partir du 23 mars, et Rome, avec une soirée comprenant Petite mort (Kylian), Artifact Suite (Forsythe) et Walking Mad (Johan Inger) à partir du 15.

 

Petit aparté puisqu’on parle de Walking Mad, on note ce mois-ci une sur-utilisation du Boléro, suite à un mouvement initié à Paris le mois dernier. La Scala proposera la version Béjart, accompagnée de Petite mort (Kylian) et Mahler 10 (Aszure Barton) à partir du 10 mars, alors que Boris Charmatz et Odile Duboc nous présenterons Etrangler le temps/Boléro 2 au CND le 13 mars, plus contemporain donc.

 

Bref, revenons à notre histoire de saison pour passer au printemps, voire parfois complètement à l’été, toujours sur une base plus ou moins bancale.

 

Le ballet du Capitole attaque avec une soirée Roland Petit le 8 mars : Les forains, L’Arlésienne et Carmen, et Helsinki suit dès le 24 mars avec Don Quichotte de Patrice Bart. Vous vous réchauffez ?

 

On pourra profiter de la toute printanière Fille mal gardée d’Ashton dès le 3 mars à Stuttgart, , opter pour Songe d’une nuit d’été (Ashton) à partir du 10 mars à Dresde, ou pour l’exotique Raymonda de Noureev à Vienne à partir du 9 mars.

Pas assez de Raymonda ? Incidence chorégraphique l’a prévu au programme (entre autres) à Yerres le 17 mars.

 

Et puis qui dit printemps, dit voyage. Ne vous laissez pas tromper par l’image pluvieuse utilisée pour la promo, car le Ballet du Rhin nous emmène en Israël, avec une soirée « Plus loin l’Europe » qui réunira Idan Sharabi (Water), Gil Carlos Harush (The heart of my heart) et Ohad Naharin (Black Milk et George et Zalman).

 

Et au printemps, nous considérons que nous sommes de bonne humeur. Et qu’est-ce qui illustre bien la bonne humeur ? 3e étage ! Deux dates ce mois-ci, l’une le 11 mars au Luxembourg avec Dérèglements  et l’autre le 18 mars à Noisy-le-Grand pour Petites virtuosités variées.

Il y a aussi la solution viennoise avec Le Concert de Robbins, auquel s’ajoutent Thème et variations (Balanchine), Stravinsky Violin Concerto (Balanchine) et Bach Suite III (Neumeier) à partir du 16 mars.

 

Il y a bien Sunny d’Emanuel Gat à la Cité de la Musique le 22 mars, mais tu sens bien que ça devient vraiment acrobatique.

 

Malgré toute notre bonne volonté, nous n’avons pas réussi à tout classer. Que ça ne t’empêche pas de te ruer à Bordeaux pour une soirée qui s’annonce fort belle dès le 2 mars, avec B comme… (Nicolas Le Riche) et Pneuma (Carolyn Carlson).

 

Avant d’oublier, encore quelques spectacles :

  • Hunter (Marc Lainé) le 7 mars à Chaillot
  • Matrioska (Tiago Guedes) au CND de Pantin le 7 mars
  • Les Danses partagées au CND le 10 mars
  • M comme Méliès (Elise Vigier et Marcial di Fonzo Bo) à Chaillot le 22 mars
  • The fab five (l’équivalent de la soirée Danseurs-chorégraphes) à Stuttgart le 23 mars 
  • O Senseï (Catherine Diverrès), Density 21.5, Immersion, Mandala (Carolyn Carlson) le 27 mars au CND
  • Quintette (Jann Gallois) à Chaillot le 29 mars

 

Et puisque cette année, le début du mois de mars est un peu particulier, nous pensons très fort à tous les danseurs de l’ONP pour le concours de promotion des 2 et 3 mars !

 

Vivement le printemps, c’est nous qui vous le disons.